<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/"><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/</link><title>Fanougreenboy</title><description>Fanougreenboy</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Wed, 13 Jul 2011 15:23:13 +0200</lastBuildDate><pubDate>Wed, 13 Jul 2011 15:23:13 +0200</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20110713152229/quelque-part-entre-septembre-1995-et-juin-1996/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20110525171250/tri/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101115214728/pacs-2/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101027180459/pacs/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101024205324/le-roi-est-mort-vive-la-republique/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101017193837/dimanche-soir/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100923234609/-tu-as-bien-le-droit-de-vivre-a-ta-guise/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100302223232/archives-1/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100207202915/intensite-croissante/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100110221907/journal-d-ete-irlande-jour-8/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100110105505/journal-d-ete-25-irlande-jour-7/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100107215402/dans-le-couloir-devant-mon-bureau-choses-entendues-3/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100107214322/journal-d-ete-24-irlande-jour-6/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100106224723/nocturne/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100101004447/bonnes-resolutions/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20110713152229/quelque-part-entre-septembre-1995-et-juin-1996/"><title>Quelque part entre septembre 1995 et juin 1996</title><description>J'ai rêvé d'arriver avant toi à l'aurore
C'est une course idiote
Mais j'ai envie d'être idiot avec toi
Quel moteur aurais-je sinon l'orgueil
Pour ce voyage aussi</description><content:encoded><![CDATA[J'ai rêvé d'arriver avant toi à l'aurore<br />
C'est une course idiote<br />
Mais j'ai envie d'être idiot avec toi<br />
Quel moteur aurais-je sinon l'orgueil<br />
Pour ce voyage aussi]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20110713152229/quelque-part-entre-septembre-1995-et-juin-1996/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2011-07-13T15:22:29+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20110525171250/tri/"><title>Tri</title><description>Chaque grand tri dans ma bibliothèque est une joie triste.

Tristesse de renoncer, de constater l'oubli, de prendre la mémoire en défaut, de mesurer le temps perdu avec des livres que je n'ai pas aimés et que j'ai gardés pour de mauvaises raisons.

Joie d'alléger le déménagement prochain, de faire de la place pour d'autres livres, de se promettre d'heureuses relectures, de remettre en circulation des livres que je n'aurais pas rouvert et qui profiteront à d'autres. Joie d'avancer vers ce prochain déménagement que j'espère et qui m'angoisse en même temps.</description><content:encoded><![CDATA[Chaque grand tri dans ma bibliothèque est une joie triste.<br />
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Tristesse de renoncer, de constater l'oubli, de prendre la mémoire en défaut, de mesurer le temps perdu avec des livres que je n'ai pas aimés et que j'ai gardés pour de mauvaises raisons.<br />
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Joie d'alléger le déménagement prochain, de faire de la place pour d'autres livres, de se promettre d'heureuses relectures, de remettre en circulation des livres que je n'aurais pas rouvert et qui profiteront à d'autres. Joie d'avancer vers ce prochain déménagement que j'espère et qui m'angoisse en même temps.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20110525171250/tri/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2011-05-25T17:12:50+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101115214728/pacs-2/"><title>Pacs 2</title><description>J'ai été nerveux avant. Vraiment nerveux. Deux jours avant, le traiteur de grande chaîne commerciale qui devait nous faire un plat chaud nous a lâchés. La veille, la compagne de mon père a perdu sa maman et mon père a dû annuler sa venue pour rester auprès d'elle.

Et pourtant...

Je suis arrivé à la gare de Lyon tard le vendredi soir. Mon témoin était dans le même train avec femme et enfants. Seulement ils étaient dans la rame de tête et moi dans la rame de queue. Je le retrouve sur le quai, avec son père. Ce qui fait que quand Bruno arrive, tout prêt à se jeter dans mes bras, quelque chose le retient. Mais il y a dans ces yeux quelque chose d'un peu fou, de joie profonde, qui me chavire.

Nous rejoignons vite l'ami JB qui nous attend devant la gare avec sa vieille Golf. La traversée de Paris me semble presque longue. Je suis impatient de le retrouver seul après une journée où il a beaucoup travaillé aux préparatifs alors que j'ai dû rester en arrière, retenu par le travail. 

Maintenant je ne suis plus vraiment anxieux, lui au contraire le devient. Quelques préparatifs encore et puis l'impatience nous gagne et on se jette dans le lit d'un même élan pour mieux s'y retrouver.

Au matin, il ne reste plus grand chose à faire. Nous sommes prêts très tôt. Je le vois pour la première fois en costume cravate et je le trouve si beau. Et puis son père arrive, qui doit nous conduire à la salle du vin d'honneur. Encore quelques préparatifs sur place. Je ressors pour aller acheter un pack d'eau qui manquait et retrouve par hasard ma mère qui attendait dans le quartier que ce soit l'heure. Cela permet d'anticiper les présentations avec les familles. Assez spontanément, le courant passe.

Sous une pluie fine, nous rejoignons la mairie quelques immeubles plus loin. Dans le hall attendent les invités d'une cérémonie précédente. Il y a du retard et c'est tant mieux, car beaucoup de nos invités sont en retard. Et non des moindres, nos frères par exemple.

Des photos, des retrouvailles échelonnées. Bruno fume clope sur clope pour tromper l'attente et le trac.

Puis l'appariteur vient nous chercher. Nous montons tous les deux, suivis de nos témoins, des parents et de nos amis. L'accueil est solennel. Le maire tient sa promesse d'une belle cérémonie. Il tient un discours républicain sur l'égalité des droits qui parait peu militant tant il semble découler des principes les plus évidents. Il a utilisé le courrier que je lui ai envoyé pour donner à son accueil quelque chose de très personnel.

Discours, lecture du code civil, confirmation de notre engagement, échange des anneaux présentés sur un plateau par le fils de ma témoin, bisou rapide mais sonore, remise d'un document rappelant la cérémonie, rien ne manque. Et quand la cérémonie officielle s'achève, Nathalie, ma témoin, commence une lecture. Les mains tremblent mais la voix est ferme qui s'applique à nous dire comment le Petit Prince apprivoisa le renard.

Et puis c'est le vin d'honneur. Je récite le discours que j'ai écris dans le train la veille et appris par coeur. Bruno rougit comme il l'a fait déjà plusieurs fois et le fera encore de nombreuses fois avant la fin de la journée, comme lorsqu'il s'est trompé de doigt.

Quelques invités qui avaient des obligations le matin arrivent à ce moment là. Je retrouve une vieille amie de fac, mon formateur IUFM, d'anciens collègues. Le buffet est vite, trop vite, fini. Nous avons manqué l'occasion de faire des photos. Tout est allé si vite, j'ai si peu profité de certaines présences.

Et puis vient le temps de rejoindre Bagneux pour les préparatifs de la fête du soir, toujours dans la voiture du père de Bruno.</description><content:encoded><![CDATA[J'ai été nerveux avant. Vraiment nerveux. Deux jours avant, le traiteur de grande chaîne commerciale qui devait nous faire un plat chaud nous a lâchés. La veille, la compagne de mon père a perdu sa maman et mon père a dû annuler sa venue pour rester auprès d'elle.<br />
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Et pourtant...<br />
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Je suis arrivé à la gare de Lyon tard le vendredi soir. Mon témoin était dans le même train avec femme et enfants. Seulement ils étaient dans la rame de tête et moi dans la rame de queue. Je le retrouve sur le quai, avec son père. Ce qui fait que quand Bruno arrive, tout prêt à se jeter dans mes bras, quelque chose le retient. Mais il y a dans ces yeux quelque chose d'un peu fou, de joie profonde, qui me chavire.<br />
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Nous rejoignons vite l'ami JB qui nous attend devant la gare avec sa vieille Golf. La traversée de Paris me semble presque longue. Je suis impatient de le retrouver seul après une journée où il a beaucoup travaillé aux préparatifs alors que j'ai dû rester en arrière, retenu par le travail. <br />
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Maintenant je ne suis plus vraiment anxieux, lui au contraire le devient. Quelques préparatifs encore et puis l'impatience nous gagne et on se jette dans le lit d'un même élan pour mieux s'y retrouver.<br />
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Au matin, il ne reste plus grand chose à faire. Nous sommes prêts très tôt. Je le vois pour la première fois en costume cravate et je le trouve si beau. Et puis son père arrive, qui doit nous conduire à la salle du vin d'honneur. Encore quelques préparatifs sur place. Je ressors pour aller acheter un pack d'eau qui manquait et retrouve par hasard ma mère qui attendait dans le quartier que ce soit l'heure. Cela permet d'anticiper les présentations avec les familles. Assez spontanément, le courant passe.<br />
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Sous une pluie fine, nous rejoignons la mairie quelques immeubles plus loin. Dans le hall attendent les invités d'une cérémonie précédente. Il y a du retard et c'est tant mieux, car beaucoup de nos invités sont en retard. Et non des moindres, nos frères par exemple.<br />
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Des photos, des retrouvailles échelonnées. Bruno fume clope sur clope pour tromper l'attente et le trac.<br />
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Puis l'appariteur vient nous chercher. Nous montons tous les deux, suivis de nos témoins, des parents et de nos amis. L'accueil est solennel. Le maire tient sa promesse d'une belle cérémonie. Il tient un discours républicain sur l'égalité des droits qui parait peu militant tant il semble découler des principes les plus évidents. Il a utilisé le courrier que je lui ai envoyé pour donner à son accueil quelque chose de très personnel.<br />
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Discours, lecture du code civil, confirmation de notre engagement, échange des anneaux présentés sur un plateau par le fils de ma témoin, bisou rapide mais sonore, remise d'un document rappelant la cérémonie, rien ne manque. Et quand la cérémonie officielle s'achève, Nathalie, ma témoin, commence une lecture. Les mains tremblent mais la voix est ferme qui s'applique à nous dire comment le Petit Prince apprivoisa le renard.<br />
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Et puis c'est le vin d'honneur. Je récite le discours que j'ai écris dans le train la veille et appris par coeur. Bruno rougit comme il l'a fait déjà plusieurs fois et le fera encore de nombreuses fois avant la fin de la journée, comme lorsqu'il s'est trompé de doigt.<br />
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Quelques invités qui avaient des obligations le matin arrivent à ce moment là. Je retrouve une vieille amie de fac, mon formateur IUFM, d'anciens collègues. Le buffet est vite, trop vite, fini. Nous avons manqué l'occasion de faire des photos. Tout est allé si vite, j'ai si peu profité de certaines présences.<br />
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Et puis vient le temps de rejoindre Bagneux pour les préparatifs de la fête du soir, toujours dans la voiture du père de Bruno.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101115214728/pacs-2/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-11-15T21:47:28+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101027180459/pacs/"><title>Pacs</title><description>Aujourd'hui Bruno et moi avons enregistré notre pacs.

Ce fut rapide, administratif et sinistre. Le greffier faisait tout pour se comporter comme un fonctionnaire de guichet qui annone ses formalités. Le pire étant de préciser les conditions de rupture du pacs. Imagine-t-on un instant un maire dire pendant un mariage quelles sont les modalités du divorce ? J'ai de plus en plus rarement l'occasion de sentir à quel point je suis un citoyen de seconde zone. C'était humiliant, je suis sorti triste et en colère. 

Et puis nous sommes allés boire un verre pas loin, nous avons relu nos vieux textos et fait une partie des courses pour la fête de la semaine prochaine. Comme dit Bruno &quot;Je comprends qu'on ait envie de militer&quot;.</description><content:encoded><![CDATA[Aujourd'hui Bruno et moi avons enregistré notre pacs.<br />
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Ce fut rapide, administratif et sinistre. Le greffier faisait tout pour se comporter comme un fonctionnaire de guichet qui annone ses formalités. Le pire étant de préciser les conditions de rupture du pacs. Imagine-t-on un instant un maire dire pendant un mariage quelles sont les modalités du divorce ? J'ai de plus en plus rarement l'occasion de sentir à quel point je suis un citoyen de seconde zone. C'était humiliant, je suis sorti triste et en colère. <br />
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Et puis nous sommes allés boire un verre pas loin, nous avons relu nos vieux textos et fait une partie des courses pour la fête de la semaine prochaine. Comme dit Bruno "Je comprends qu'on ait envie de militer".]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101027180459/pacs/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-10-27T18:04:59+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101024205324/le-roi-est-mort-vive-la-republique/"><title>le roi est mort, vive la République !</title><description>Georges Frêche est mort, paix à son âme. 

On ne risque hélas, et par sa faute, de ne retenir de lui que ses sorties de beauf méridional et ses approximations d'historien plus brillant que rigoureux. Son tempérament provocateur et ses méthodes de bulldozer assombrissent un bilan de bâtisseur qui a su réveiller une ville de droite provinciale, menacée de devenir un alignement de cités et d'opérations de promotion privée. Il n'a pas inventé l'attrait des populations extérieures à la région, mais en faisant la promotion de la Surdouée, il a donné une image et un élan remarquable à une capitale de région qui n'en avait aucun des attributs.

Si le projet urbain de Frêche, épaulé par le grand géographe Raymond Dugrand, relève désormais de logiques dépassées, il a permis à Montpellier de devenir ce qu'elle est, pour le meilleur, souvent, et pour le pire, parfois, surtout récemment.

Sa personnalité a tant divisé que Montpellier a souvent manqué de financement de l'Etat, que la majorité soit de gauche ou de droite. Plus grave, son tempérament a durablement éloigné les maires de la périphérie de rejoindre la métropole montpelliéraine. Dans le combat des chefs qui s'ouvre dès ce soir derrière les hommages convenus, le véritable enjeu est là. La région restera sans doute à gauche, Montpellier aussi. Mais qui aura le talent de savoir rassembler son camp pour donner à l'aire métropolitaine de Montpellier une ossature politique et un projet de développement adapté à son temps ?

Au fond il fut à la politique languedocienne ce que Sardou est à la chanson française : un talent ambitieux qui a toujours aimé la provocation et auquel il n'est plus resté que cela lorsque l'âge a pris la voix et démodé le répertoire.</description><content:encoded><![CDATA[Georges Frêche est mort, paix à son âme. <br />
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On ne risque hélas, et par sa faute, de ne retenir de lui que ses sorties de beauf méridional et ses approximations d'historien plus brillant que rigoureux. Son tempérament provocateur et ses méthodes de bulldozer assombrissent un bilan de bâtisseur qui a su réveiller une ville de droite provinciale, menacée de devenir un alignement de cités et d'opérations de promotion privée. Il n'a pas inventé l'attrait des populations extérieures à la région, mais en faisant la promotion de la Surdouée, il a donné une image et un élan remarquable à une capitale de région qui n'en avait aucun des attributs.<br />
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Si le projet urbain de Frêche, épaulé par le grand géographe Raymond Dugrand, relève désormais de logiques dépassées, il a permis à Montpellier de devenir ce qu'elle est, pour le meilleur, souvent, et pour le pire, parfois, surtout récemment.<br />
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Sa personnalité a tant divisé que Montpellier a souvent manqué de financement de l'Etat, que la majorité soit de gauche ou de droite. Plus grave, son tempérament a durablement éloigné les maires de la périphérie de rejoindre la métropole montpelliéraine. Dans le combat des chefs qui s'ouvre dès ce soir derrière les hommages convenus, le véritable enjeu est là. La région restera sans doute à gauche, Montpellier aussi. Mais qui aura le talent de savoir rassembler son camp pour donner à l'aire métropolitaine de Montpellier une ossature politique et un projet de développement adapté à son temps ?<br />
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Au fond il fut à la politique languedocienne ce que Sardou est à la chanson française : un talent ambitieux qui a toujours aimé la provocation et auquel il n'est plus resté que cela lorsque l'âge a pris la voix et démodé le répertoire.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101024205324/le-roi-est-mort-vive-la-republique/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-10-24T20:53:24+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101017193837/dimanche-soir/"><title>Dimanche soir</title><description>Le même mal de ventre que celui qui m'étreint quand je l'attends dans un lit pendant qu'il continue à fumer et à boire. Ou quand quelque chose le fait souffrir, qu'il se retire en lui-même et que je suis incapable de l'aider.

Au quotidien j'arrive à ne pas compter les heures perdues sans lui. Quand j'attends et que j'anticipe les retrouvailles, la moindre heure qui disparait de cet horizon d'attente est un arrachement qui se matérialise en douleur physique.

Faute de savoir extérioriser ce que je ressens, quelque chose se noue à l'intérieur. Je range méticuleusement des papiers alors qu'une partie de moi qui peine à se faire entendre voudrait fracasser des chaises sur les murs. Ce serait plus sain, peut-être.

Peut-être que je lui envie sa capacité d'être bien sans moi alors que j'y arrive si mal et si peu souvent. Mais au fond je n'en sais rien parce qu'il n'en dit rien. Peut-être qu'il me cache aussi une douleur jumelle.

J'ai développé mille stratégies d'évitement pour l'éviter ce mal de ventre là. Un cousin de celui qui se manifeste les matins d'examen ou avant les rendez-vous chez le dentiste. Un frère de celui qui m'envahit dans une fête où je ne me sens pas à ma place. Un tout proche de celui qui accompagne les situations sourdement conflictuelles au travail.

Mais quand j'échoue à prévoir, il n'y a plus d'échappatoire. J'aurais beau essayer de me changer les idées, un rayon de soleil sur la rue pourra me donner l'illusion d'y avoir réussi un instant, mais, et c'est affaire de seconde, le noeud est là, acide et qui se rappelle à moi. L'effort d'attention que je fais pour m'en détourner est vain, car c'est encore y penser.

Ce nuage noir dans mon ventre, je croyais à quinze ans qu'il était un haineux compagnon de l'adolescence. Je sais maintenant qu'il fait partie de moi, qu'aucun bonheur ne peut le faire disparaître et que seule la mort m'en délivrera. Et comme je ne suis pas pressé, une longue cohabitation avec cet ennemi intérieur est à prévoir.</description><content:encoded><![CDATA[Le même mal de ventre que celui qui m'étreint quand je l'attends dans un lit pendant qu'il continue à fumer et à boire. Ou quand quelque chose le fait souffrir, qu'il se retire en lui-même et que je suis incapable de l'aider.<br />
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Au quotidien j'arrive à ne pas compter les heures perdues sans lui. Quand j'attends et que j'anticipe les retrouvailles, la moindre heure qui disparait de cet horizon d'attente est un arrachement qui se matérialise en douleur physique.<br />
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Faute de savoir extérioriser ce que je ressens, quelque chose se noue à l'intérieur. Je range méticuleusement des papiers alors qu'une partie de moi qui peine à se faire entendre voudrait fracasser des chaises sur les murs. Ce serait plus sain, peut-être.<br />
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Peut-être que je lui envie sa capacité d'être bien sans moi alors que j'y arrive si mal et si peu souvent. Mais au fond je n'en sais rien parce qu'il n'en dit rien. Peut-être qu'il me cache aussi une douleur jumelle.<br />
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J'ai développé mille stratégies d'évitement pour l'éviter ce mal de ventre là. Un cousin de celui qui se manifeste les matins d'examen ou avant les rendez-vous chez le dentiste. Un frère de celui qui m'envahit dans une fête où je ne me sens pas à ma place. Un tout proche de celui qui accompagne les situations sourdement conflictuelles au travail.<br />
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Mais quand j'échoue à prévoir, il n'y a plus d'échappatoire. J'aurais beau essayer de me changer les idées, un rayon de soleil sur la rue pourra me donner l'illusion d'y avoir réussi un instant, mais, et c'est affaire de seconde, le noeud est là, acide et qui se rappelle à moi. L'effort d'attention que je fais pour m'en détourner est vain, car c'est encore y penser.<br />
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Ce nuage noir dans mon ventre, je croyais à quinze ans qu'il était un haineux compagnon de l'adolescence. Je sais maintenant qu'il fait partie de moi, qu'aucun bonheur ne peut le faire disparaître et que seule la mort m'en délivrera. Et comme je ne suis pas pressé, une longue cohabitation avec cet ennemi intérieur est à prévoir.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20101017193837/dimanche-soir/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-10-17T19:38:37+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100923234609/-tu-as-bien-le-droit-de-vivre-a-ta-guise/"><title>&quot;Tu as bien le droit de vivre à ta guise&quot;</title><description>J'ai longtemps laissé mes grands parents de Bretagne à l'écart de ma vie. La sévérité de mon grand père qui a mal vécu les divorces de la moitié de ses enfants, les valeurs chrétiennes, même de gauche, de ma grand-mère, avaient contribué à me dissuader. Il y avait aussi cette distance géographique installée il y a dix ans quand ils ont quitté la garrigue montpelliéraine pour le golfe du Morbihan. Visites rares, de plus en plus courtes, de préférence au milieu d'une flopée d'oncles et de cousins pour limiter les conversations personnelles. Quand en plus Papi ne met ses sonotones qu'une demi heure dans mon séjour, ça n'encourage pas la communication, même superficielle.

L'année dernière, quand j'ai réussi le concours PERDIR, ma grand mère a débouché le Champagne dès que j'y suis allé. Je me sentais presque honteux de fêter une chose sympathique mais quasi secondaire, sans arriver à dire quoi que ce soit du reste. Pareil cette année où je ne suis resté que vingt quatre heures. Je compte pour rien la fête des noces de diamant où à force d'être avec tout le monde, je n'ai finalement passé que de rares moments avec mes grands parents.

La semaine dernière, en envoyant les invitations pour notre pacs et les différentes fêtes qui vont le marquer, il m'est apparu évident que je ne pouvais pas célébrer cet événement avec la moitié de ses enfants sans que ma grand-mère soit au courant.

J'ai posté hier une lettre écrite vendredi soir, presque d'un jet tant elle avait muri longtemps sans que je m'en rende compte. Malgré la grève elle est arrivée dès aujourd'hui. Comme j'avais oublié mon portable à l'étage, je ne l'ai pas entendu sonner. C'est donc au répondeur que ma grand mère a confié quelques mots d'une voix tendue par l'émotion. Elle parle d'abord du courrier, de l'émotion qu'il a causé, pour elle et pour Papi. Elle prend acte  : &quot;tu as bien le droit de vivre à ta guise&quot;. Et surtout pour finir &quot;Et bien sûr on te garde toute notre affection&quot;.

Je rappellerai demain soir.</description><content:encoded><![CDATA[J'ai longtemps laissé mes grands parents de Bretagne à l'écart de ma vie. La sévérité de mon grand père qui a mal vécu les divorces de la moitié de ses enfants, les valeurs chrétiennes, même de gauche, de ma grand-mère, avaient contribué à me dissuader. Il y avait aussi cette distance géographique installée il y a dix ans quand ils ont quitté la garrigue montpelliéraine pour le golfe du Morbihan. Visites rares, de plus en plus courtes, de préférence au milieu d'une flopée d'oncles et de cousins pour limiter les conversations personnelles. Quand en plus Papi ne met ses sonotones qu'une demi heure dans mon séjour, ça n'encourage pas la communication, même superficielle.<br />
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L'année dernière, quand j'ai réussi le concours PERDIR, ma grand mère a débouché le Champagne dès que j'y suis allé. Je me sentais presque honteux de fêter une chose sympathique mais quasi secondaire, sans arriver à dire quoi que ce soit du reste. Pareil cette année où je ne suis resté que vingt quatre heures. Je compte pour rien la fête des noces de diamant où à force d'être avec tout le monde, je n'ai finalement passé que de rares moments avec mes grands parents.<br />
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La semaine dernière, en envoyant les invitations pour notre pacs et les différentes fêtes qui vont le marquer, il m'est apparu évident que je ne pouvais pas célébrer cet événement avec la moitié de ses enfants sans que ma grand-mère soit au courant.<br />
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J'ai posté hier une lettre écrite vendredi soir, presque d'un jet tant elle avait muri longtemps sans que je m'en rende compte. Malgré la grève elle est arrivée dès aujourd'hui. Comme j'avais oublié mon portable à l'étage, je ne l'ai pas entendu sonner. C'est donc au répondeur que ma grand mère a confié quelques mots d'une voix tendue par l'émotion. Elle parle d'abord du courrier, de l'émotion qu'il a causé, pour elle et pour Papi. Elle prend acte  : "tu as bien le droit de vivre à ta guise". Et surtout pour finir "Et bien sûr on te garde toute notre affection".<br />
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Je rappellerai demain soir.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100923234609/-tu-as-bien-le-droit-de-vivre-a-ta-guise/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-09-23T23:46:09+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100302223232/archives-1/"><title>Archives 1</title><description>Mes vacances ont pour seul défaut d'être terminées. Même si Bruno n'a pu prendre qu'un jour de vacances, tous ces moments passés ensemble m'ont fait entrevoir quelque chose qui me fait envie au-delà de tout.

Le retour fut difficile. J'ai invité mes cousins dimanche soir pour me forcer à mettre la maison en ordre. C'était bien, mais je crains qu'à battre une équipe de 4 au Trivial Pursuit à moi tout seul je ne trouve plus grand monde pour jouer avec moi.

J'ai profité de ce grand rangement pour ouvrir certaines boites d'archives que je rapporte de chez ma grand mère sans toujours savoir tout ce qu'il y a dedans.

Il y a quelques années, j'ai détruit mes carnets d'écriture d'adolescent. Je croyais que pas un n'en avait réchappé. Erreur. Le cahier qui couvre la période mai 1994-janvier 1995 existe toujours.

J'ai pris une grosse claque quinze ans après à lire par bribes ces choses du quotidien. Ces horaires notés scrupuleusement, ces portraits de profs un peu maladroits mais qui visent le trait juste et surtout tout le malaise sentimental de mon adolescence. Je crève d'amour pour Florian à chaque page, jusqu'au moment où il me tourne le dos et ne veut plus me parler, ayant compris la réalité de mes sentiments pour lui.

Dans ces pages là, celui que j'appelle Papa est le père de mon frère. Mon père est un prénom et celui qui écrit le hait avec mépris. J'écris une Constitution et un programme politique avec le garçon dont je n'avouerais pour rien au monde et à personne que je suis amoureux. J'aime Edouard Balladur, je lis le Figaro, je vais aux cours bibliques de la paroisse, je trouve la plupart des gens gentils et j'aide mon frère à brosser le chien.

Je retrouve des souvenirs oubliés et des constantes saisissantes : l'incapacité à se lever dès le réveil, le stress qui se concentre sur des idées fixes, le livre qu'on commence sans jamais le finir.

&quot;Tout cela est arrivé et arrivera encore&quot;.

Ce qui a changé en quinze ans s'équilibre à peu près avec ce qui reste pareil.</description><content:encoded><![CDATA[Mes vacances ont pour seul défaut d'être terminées. Même si Bruno n'a pu prendre qu'un jour de vacances, tous ces moments passés ensemble m'ont fait entrevoir quelque chose qui me fait envie au-delà de tout.<br />
<br />
Le retour fut difficile. J'ai invité mes cousins dimanche soir pour me forcer à mettre la maison en ordre. C'était bien, mais je crains qu'à battre une équipe de 4 au Trivial Pursuit à moi tout seul je ne trouve plus grand monde pour jouer avec moi.<br />
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J'ai profité de ce grand rangement pour ouvrir certaines boites d'archives que je rapporte de chez ma grand mère sans toujours savoir tout ce qu'il y a dedans.<br />
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Il y a quelques années, j'ai détruit mes carnets d'écriture d'adolescent. Je croyais que pas un n'en avait réchappé. Erreur. Le cahier qui couvre la période mai 1994-janvier 1995 existe toujours.<br />
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J'ai pris une grosse claque quinze ans après à lire par bribes ces choses du quotidien. Ces horaires notés scrupuleusement, ces portraits de profs un peu maladroits mais qui visent le trait juste et surtout tout le malaise sentimental de mon adolescence. Je crève d'amour pour Florian à chaque page, jusqu'au moment où il me tourne le dos et ne veut plus me parler, ayant compris la réalité de mes sentiments pour lui.<br />
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Dans ces pages là, celui que j'appelle Papa est le père de mon frère. Mon père est un prénom et celui qui écrit le hait avec mépris. J'écris une Constitution et un programme politique avec le garçon dont je n'avouerais pour rien au monde et à personne que je suis amoureux. J'aime Edouard Balladur, je lis le Figaro, je vais aux cours bibliques de la paroisse, je trouve la plupart des gens gentils et j'aide mon frère à brosser le chien.<br />
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Je retrouve des souvenirs oubliés et des constantes saisissantes : l'incapacité à se lever dès le réveil, le stress qui se concentre sur des idées fixes, le livre qu'on commence sans jamais le finir.<br />
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"Tout cela est arrivé et arrivera encore".<br />
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Ce qui a changé en quinze ans s'équilibre à peu près avec ce qui reste pareil.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100302223232/archives-1/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-03-02T22:32:32+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100207202915/intensite-croissante/"><title>Intensité croissante</title><description>Plus je l'aime, plus c'est douloureux au moment de se séparer.

J'ai l'impression de vivre des fragments de vie.

Si je compare mes deux derniers week end, celui de la semaine dernière était bien et agréablement rempli. 3 expos, deux restau, un cinéma, des DVD, une fondue bourguignonne avec un ami fidèle, raffiné et cultivé. C'était bien. Et pourtant il me manquait tout le temps. J'ai dû saouler Marc à parler de lui, comme des amoureux m'ont déjà ennuyé par le passé à parler de leur amour.

Ce week end n'était pas vide. Du shopping à nouveau, un restau, des DVD, des crêpes, des calins. Et un sentiment de plénitude qui me fait goûter les bonheurs sans importance que je méprisais si fort quand j'étais adolescent. Poursuivre un arc en ciel, pisser à deux sous les étoiles au bord d'une route déserte, enlever la farine qu'il s'est mis sur le front, le photographier dans Montpellier. Et tout cela me parait si intense que le quotidien ne peut être que d'une fadeur de cendre.

Désormais je me fous de vivre au soleil, c'est vivre avec lui que je veux. Je voudrais que ce soit tout de suite.</description><content:encoded><![CDATA[Plus je l'aime, plus c'est douloureux au moment de se séparer.<br />
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J'ai l'impression de vivre des fragments de vie.<br />
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Si je compare mes deux derniers week end, celui de la semaine dernière était bien et agréablement rempli. 3 expos, deux restau, un cinéma, des DVD, une fondue bourguignonne avec un ami fidèle, raffiné et cultivé. C'était bien. Et pourtant il me manquait tout le temps. J'ai dû saouler Marc à parler de lui, comme des amoureux m'ont déjà ennuyé par le passé à parler de leur amour.<br />
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Ce week end n'était pas vide. Du shopping à nouveau, un restau, des DVD, des crêpes, des calins. Et un sentiment de plénitude qui me fait goûter les bonheurs sans importance que je méprisais si fort quand j'étais adolescent. Poursuivre un arc en ciel, pisser à deux sous les étoiles au bord d'une route déserte, enlever la farine qu'il s'est mis sur le front, le photographier dans Montpellier. Et tout cela me parait si intense que le quotidien ne peut être que d'une fadeur de cendre.<br />
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Désormais je me fous de vivre au soleil, c'est vivre avec lui que je veux. Je voudrais que ce soit tout de suite.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100207202915/intensite-croissante/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-02-07T20:29:15+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100110221907/journal-d-ete-irlande-jour-8/"><title>journal d'été : Irlande jour 8</title><description>

A nouveau se lever, refaire les bagages, partir pour la gare routière de Busaras où nous voulons laisser les bagages pour profiter de Dublin ce dernier jour. Les tarifs prohibitifs de la consigne nous dissuadent et après avoir pas mal tourné dans le quartier, nous finissons par laisser nos bagages pour 6 euros dans un cybercafé assez miteux tenu par des Pakistanais.

Un peu allégés mais fatigués quand même, on traverse le centre à pied pour aller prendre le dernier breakfast chez Queen of Tarts. Une vraie raison de revenir à Dublin. Le salé est délicieux, le bacon chaud et croustillant, le brownbread est une merveille, le jus d'orange une perfection. Quant au victorian sponge cake, il est encore meilleur que le fraisier de Schoeller.

On suit encore la Liffey vers l'ouest, sous le soleil. Un banc sur un pont nous permet de lézarder une bonne demi heure. Chacun en est à un tome différent d'Harry Potter. 

On revient vers l'Est en cherchant des tables en terrasse devant un pub. Difficile à trouver. On y arrive pas loin de la Grande Poste, au coin d'O Connell street. Il y a à côté de nous une Allemande qui saoule un gars du cru avant de parler seule un bon moment. 

Il est 13h35. Dans quelques heures les vacances seront finies, après demain je rentre à Montpellier où j'ai quelques jours pour préparer mon déménagement. Puis très vite la rentrée. Je n'ai qu'une envie : passer ma vie à voyager avec l'homme que j'aime.

Dublin, mercredi 5 août 2009, The Oval Pub</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fanougreenboy/20100110-11561208164b4a420d8ea5f.jpg" width="600"border="1" alt="" title="" /></div><br />
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A nouveau se lever, refaire les bagages, partir pour la gare routière de Busaras où nous voulons laisser les bagages pour profiter de Dublin ce dernier jour. Les tarifs prohibitifs de la consigne nous dissuadent et après avoir pas mal tourné dans le quartier, nous finissons par laisser nos bagages pour 6 euros dans un cybercafé assez miteux tenu par des Pakistanais.<br />
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Un peu allégés mais fatigués quand même, on traverse le centre à pied pour aller prendre le dernier breakfast chez Queen of Tarts. Une vraie raison de revenir à Dublin. Le salé est délicieux, le bacon chaud et croustillant, le brownbread est une merveille, le jus d'orange une perfection. Quant au victorian sponge cake, il est encore meilleur que le fraisier de Schoeller.<br />
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On suit encore la Liffey vers l'ouest, sous le soleil. Un banc sur un pont nous permet de lézarder une bonne demi heure. Chacun en est à un tome différent d'Harry Potter. <br />
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On revient vers l'Est en cherchant des tables en terrasse devant un pub. Difficile à trouver. On y arrive pas loin de la Grande Poste, au coin d'O Connell street. Il y a à côté de nous une Allemande qui saoule un gars du cru avant de parler seule un bon moment. <br />
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Il est 13h35. Dans quelques heures les vacances seront finies, après demain je rentre à Montpellier où j'ai quelques jours pour préparer mon déménagement. Puis très vite la rentrée. Je n'ai qu'une envie : passer ma vie à voyager avec l'homme que j'aime.<br />
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Dublin, mercredi 5 août 2009, The Oval Pub]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100110221907/journal-d-ete-irlande-jour-8/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-01-10T22:19:07+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100110105505/journal-d-ete-25-irlande-jour-7/"><title>Journal d'été 25 : Irlande jour 7</title><description>

Un solide breakfast dès 8 heures et nous prenons le long retour en bus de 9 heures. Certains des paysages traversés sont superbes. Je pense déjà à un autre voyage, à tout ce que j'aimerais encore voir. Mais pour voir bien, peut-être faudrait-il vivre ici plusieurs mois. 

Je dévore à nouveau le premier tome d'Harry Potter, prêté par Bruno, en moins de temps que le voyage.

L'arrêt à Limerick pour correspondance ne fait pas regrette de n'y passer qu'une demi-heure. Vu de la gare, c'est sinistre.

Nous arrivons vers 15h20 dans le centre de Dublin où nous trainons nos bagages jusqu'à Mercer Court. Cette fois nous logeons rive gauche, non loin de Temple Bar. Notre chambre ressemble à celle d'une cité U améliorée.

Je ne veux pas rester sur la frustration d'hier, je voudrais que Bruno ait vraiment vu la mer. Sur une carte dans l'entrée de l'hôtel, elle n'est pas si loin. Nous décidons d'y aller à pied. 

On finit par y arriver vers 18 heures mais que de détours et de &quot;cul de sac&quot; comme on dit ici, entretemps. La baie pourrait être belle mais la ville lui tourne le dos et au nord, les installations industrielles et portuaires l'enlaidissent. La marée est très basse ; la mer s'est retirée à plus de deux cent mètres de la ligne des plus hautes eaux. La mer nous échappe à nouveau. 

Nous sommes épuisés et le retour à pied est long. En outre, nous n'avons mangé depuis le breakfast que quelques Pringles et des Kinder bueno. 

Séduits par le quartier des docks, nous nous arrêtons dans une pizzeria où le service est un peu trop accrocheur mais les pizzas sont bonnes. Le dessert aussi, une glace au yaourt avec des fraises pour moi. 

Nous rentrons en suivant la rive gauche de la Liffey, enthousiasmés par la légéreté du Samuel Beckett bridge, encore inachevé. Je fais l'idiot avec une statue de bronze qui tire une corde. 

On regarde encore une fois les informations de 21 heures et le feuilleton de l'agence Thomas Cook. J'aurais bien aimé savoir comment ce drame local s'achèvera.

La nuit est câline puis douce et agréablement longue.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fanougreenboy/20100110-8781181904b499df1843ac.jpg" width="600" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Un solide breakfast dès 8 heures et nous prenons le long retour en bus de 9 heures. Certains des paysages traversés sont superbes. Je pense déjà à un autre voyage, à tout ce que j'aimerais encore voir. Mais pour voir bien, peut-être faudrait-il vivre ici plusieurs mois. <br />
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Je dévore à nouveau le premier tome d'Harry Potter, prêté par Bruno, en moins de temps que le voyage.<br />
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L'arrêt à Limerick pour correspondance ne fait pas regrette de n'y passer qu'une demi-heure. Vu de la gare, c'est sinistre.<br />
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Nous arrivons vers 15h20 dans le centre de Dublin où nous trainons nos bagages jusqu'à Mercer Court. Cette fois nous logeons rive gauche, non loin de Temple Bar. Notre chambre ressemble à celle d'une cité U améliorée.<br />
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Je ne veux pas rester sur la frustration d'hier, je voudrais que Bruno ait vraiment vu la mer. Sur une carte dans l'entrée de l'hôtel, elle n'est pas si loin. Nous décidons d'y aller à pied. <br />
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On finit par y arriver vers 18 heures mais que de détours et de "cul de sac" comme on dit ici, entretemps. La baie pourrait être belle mais la ville lui tourne le dos et au nord, les installations industrielles et portuaires l'enlaidissent. La marée est très basse ; la mer s'est retirée à plus de deux cent mètres de la ligne des plus hautes eaux. La mer nous échappe à nouveau. <br />
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Nous sommes épuisés et le retour à pied est long. En outre, nous n'avons mangé depuis le breakfast que quelques Pringles et des Kinder bueno. <br />
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Séduits par le quartier des docks, nous nous arrêtons dans une pizzeria où le service est un peu trop accrocheur mais les pizzas sont bonnes. Le dessert aussi, une glace au yaourt avec des fraises pour moi. <br />
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Nous rentrons en suivant la rive gauche de la Liffey, enthousiasmés par la légéreté du Samuel Beckett bridge, encore inachevé. Je fais l'idiot avec une statue de bronze qui tire une corde. <br />
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On regarde encore une fois les informations de 21 heures et le feuilleton de l'agence Thomas Cook. J'aurais bien aimé savoir comment ce drame local s'achèvera.<br />
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La nuit est câline puis douce et agréablement longue.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100110105505/journal-d-ete-25-irlande-jour-7/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-01-10T10:55:05+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100107215402/dans-le-couloir-devant-mon-bureau-choses-entendues-3/"><title>Dans le couloir devant mon bureau, choses entendues 3</title><description>Je travaille porte ouverte et j'ai encore l'ouïe fine, merci.

- Il fait quoi sur son ordi tu crois ?
- Ptet y regarde du porno

Je m'ébroue la voix : 
- Je ne suis pas sourd
- On a rien dit ! Qu'est ce qu'on a dit ?  On est trois, c'est qui ?
- Bien sûr, bien sûr

Un temps. 

Le bavardage reprend. Je saisis au vol : 
- Et alors la prof elle fait que lui dire d'articuler

Bien haut bien fort, j'interviens : 
- C'est un bon conseil. J'espère que depuis on le comprend aussi bien que je vous entend d'ici.
- Putain merde, il entend tout
- Ca aussi oui. J'espère que vous n'avez rien à me demander...
- Ben... euh... En fait on a perdu nos fiches d'inscription au brevet

Je n'ai pas dit un mot jusqu'au moment où je leur ai tendu leur fiche quelques minutes plus tard. Parfois une certaine qualité de silence vaut toutes les engueulades.</description><content:encoded><![CDATA[Je travaille porte ouverte et j'ai encore l'ouïe fine, merci.<br />
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- Il fait quoi sur son ordi tu crois ?<br />
- Ptet y regarde du porno<br />
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Je m'ébroue la voix : <br />
- Je ne suis pas sourd<br />
- On a rien dit ! Qu'est ce qu'on a dit ?  On est trois, c'est qui ?<br />
- Bien sûr, bien sûr<br />
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Un temps. <br />
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Le bavardage reprend. Je saisis au vol : <br />
- Et alors la prof elle fait que lui dire d'articuler<br />
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Bien haut bien fort, j'interviens : <br />
- C'est un bon conseil. J'espère que depuis on le comprend aussi bien que je vous entend d'ici.<br />
- Putain merde, il entend tout<br />
- Ca aussi oui. J'espère que vous n'avez rien à me demander...<br />
- Ben... euh... En fait on a perdu nos fiches d'inscription au brevet<br />
<br />
Je n'ai pas dit un mot jusqu'au moment où je leur ai tendu leur fiche quelques minutes plus tard. Parfois une certaine qualité de silence vaut toutes les engueulades.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100107215402/dans-le-couloir-devant-mon-bureau-choses-entendues-3/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-01-07T21:54:02+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100107214322/journal-d-ete-24-irlande-jour-6/"><title>Journal d'été 24 : Irlande jour 6</title><description>

Le réveil est spontané ce matin. Un calin bref puis nous nous habillons pour aller prendre le petit déjeuner. Je vais vraiment prendre goût au bacon, j'en fais une sorte de cure en ce moment.

A la gare, au milieu des tarifs, nous trouvons une carte de propagande sur Sarkozy qui nous amuse &quot;Vote yes, you stupid Irish !&quot; avec un de ces tics les plus typiques.

Il reste un peu de temps avant le départ du bus pour Kenmare, que nous passons dans le centre commercial tout neuf. Le trajet se fait dans un bus presque vide qui rend difficile à éviter la conversation ménagère de deux française expatriés. Nous ne pourrons rien ignorer des mérites de la cuisson en papillotes de silicone au micro-ondes. Nous saurons ainsi que si on met trois minutes un filet de poisson avec quelques légumes, un filet d'huile d'olive et quelques aromates, c'est aussi bon qu'au restaurant. Au secours !

A Kenmare on trouve une succursalle de Jam pour les sandwiches. Le village est assez charmant et on découvre les chips au vinaigre de cidre. Je craque sur un pull irlandais et j'ai envie que Bruno en porte un aussi. A deux c'est moins cher.

Trouver le chemin de la mer relève franchement de la course d'orientation. Nous changeons plusieurs fois de chemin. La pluie se calme un peu pour le pique nique au bord d'un fond de baie un peu décevant. Vite il faut prendre le bus de 14h45, le dernier pouvant nous reconduire à Killarney en ce jour férié. Et c'est dommage. Il est bien tôt et nous sommes ensuite tout à fait désoeuvrés. Nous tuons le temps dans un pub, moi devant une pinte de cidre, Bruno devant une bière. Je finis mes cartes postales devant une vieille télé qui diffuse Goldfinger.

On sort pour retrouver la pluie. Bruno est déçu, bougon et ne sait trop que faire. Etant moi même fatigué, grognon et indécis, il est difficile d'en sortir. Comme toujours en pareil cas, le choix du lieu du dîner cristallise la tension. On règle la question par un burger peu après 18 heures avant de regagner le Lime &amp;amp; Lemon où nous refaisons les bagages. Nous lisons un peu. Je termine une revue de vulgarisation scientifique et les Catilinaires d'Amélie Nothomb, qui m'amusent moins que le plus autobiographique Biographie de la faim.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/f/a/fanougreenboy/20100107-6630715284b4644c86bcac.jpg" width="600" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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Le réveil est spontané ce matin. Un calin bref puis nous nous habillons pour aller prendre le petit déjeuner. Je vais vraiment prendre goût au bacon, j'en fais une sorte de cure en ce moment.<br />
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A la gare, au milieu des tarifs, nous trouvons une carte de propagande sur Sarkozy qui nous amuse "Vote yes, you stupid Irish !" avec un de ces tics les plus typiques.<br />
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Il reste un peu de temps avant le départ du bus pour Kenmare, que nous passons dans le centre commercial tout neuf. Le trajet se fait dans un bus presque vide qui rend difficile à éviter la conversation ménagère de deux française expatriés. Nous ne pourrons rien ignorer des mérites de la cuisson en papillotes de silicone au micro-ondes. Nous saurons ainsi que si on met trois minutes un filet de poisson avec quelques légumes, un filet d'huile d'olive et quelques aromates, c'est aussi bon qu'au restaurant. Au secours !<br />
<br />
A Kenmare on trouve une succursalle de Jam pour les sandwiches. Le village est assez charmant et on découvre les chips au vinaigre de cidre. Je craque sur un pull irlandais et j'ai envie que Bruno en porte un aussi. A deux c'est moins cher.<br />
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Trouver le chemin de la mer relève franchement de la course d'orientation. Nous changeons plusieurs fois de chemin. La pluie se calme un peu pour le pique nique au bord d'un fond de baie un peu décevant. Vite il faut prendre le bus de 14h45, le dernier pouvant nous reconduire à Killarney en ce jour férié. Et c'est dommage. Il est bien tôt et nous sommes ensuite tout à fait désoeuvrés. Nous tuons le temps dans un pub, moi devant une pinte de cidre, Bruno devant une bière. Je finis mes cartes postales devant une vieille télé qui diffuse Goldfinger.<br />
<br />
On sort pour retrouver la pluie. Bruno est déçu, bougon et ne sait trop que faire. Etant moi même fatigué, grognon et indécis, il est difficile d'en sortir. Comme toujours en pareil cas, le choix du lieu du dîner cristallise la tension. On règle la question par un burger peu après 18 heures avant de regagner le Lime & Lemon où nous refaisons les bagages. Nous lisons un peu. Je termine une revue de vulgarisation scientifique et les Catilinaires d'Amélie Nothomb, qui m'amusent moins que le plus autobiographique Biographie de la faim.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100107214322/journal-d-ete-24-irlande-jour-6/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-01-07T21:43:22+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100106224723/nocturne/"><title>Nocturne</title><description>Mon amour est un soleil sombre qui illumine ma vie sans parvenir à se réchauffer lui-même.
Loin de lui je ne suis qu'habitude et appétits
Rituels vides
Etre à ses côtés me suffit mais j'y suis insuffisamment
De loin j'interroge ses silences jusqu'au délire, à la colère
Sa voix me désarme, m'apaise
Dans les jours prisonniers du travail de l'un et de l'autre
</description><content:encoded><![CDATA[Mon amour est un soleil sombre qui illumine ma vie sans parvenir à se réchauffer lui-même.<br />
Loin de lui je ne suis qu'habitude et appétits<br />
Rituels vides<br />
Etre à ses côtés me suffit mais j'y suis insuffisamment<br />
De loin j'interroge ses silences jusqu'au délire, à la colère<br />
Sa voix me désarme, m'apaise<br />
Dans les jours prisonniers du travail de l'un et de l'autre<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100106224723/nocturne/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-01-06T22:47:23+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100101004447/bonnes-resolutions/"><title>Bonnes résolutions ?</title><description>1- Ne plus mettre les pieds dans le disneyland versaillais
2- Trouver une femme de ménage (ou un homme, il n'est pas question de sexe)
3- Finir tous les mois sans découvert
4- Arrêter de me ruer sur la bouffe quand je me sens triste
5- Rendre Bruno heureux autant que j'en suis capable</description><content:encoded><![CDATA[1- Ne plus mettre les pieds dans le disneyland versaillais<br />
2- Trouver une femme de ménage (ou un homme, il n'est pas question de sexe)<br />
3- Finir tous les mois sans découvert<br />
4- Arrêter de me ruer sur la bouffe quand je me sens triste<br />
5- Rendre Bruno heureux autant que j'en suis capable]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20100101004447/bonnes-resolutions/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2010-01-01T00:44:47+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>
