<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/"><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/</link><title>Fanougreenboy</title><description>Fanougreenboy</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Wed, 16 Jul 2008 21:52:40 +0200</lastBuildDate><pubDate>Wed, 16 Jul 2008 21:52:40 +0200</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080716215231/les-dernieres-fois/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080620220449/liberation/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080611003230/retour-tardif/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080608143459/sanction/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080608132330/diner-avec-j-et-sa-future-femme/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080608000350/orientation/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080607002803/pleurs/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080601193518/dans-l-angle-mort-du-blog/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080601170352/la-compagne-de-mon-pere-ne-croit-pas-au-rechauffement-planetaire/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080530064300/mauvais-reve/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080527215353/la-derniere-classe/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080524114654/les-prenoms-4/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080522191906/-on-n-est-pas-un-college-de-pedes/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080512151824/rebond-3/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080508221758/anniversaire/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080716215231/les-dernieres-fois/"><title>Les dernières fois</title><description>Dernier regard à ce qui fut mon bureau pendant deux mois. Dernière coupe de Champagne avec les collègues de travail. Dernier trajet en métro. Dernière visite à la librairie d'Ulysse et Pénélope. 

La parenthèse normande avait aussi ce parfum là. Reverrai-je encore mes grands tantes vivantes ?

Demain soir dernier diner chez moi avec la &quot;famille&quot; parisienne : JB, Ian et, s'il est en forme, mon ours à poil court.

Après vont commencer des séries de cycles court. Une première semaine à Montpellier bien sûr, avec la visite de J. et de sa petite famille. Le déménagement bien sûr. Puis des vacances avec le garçon que j'aime. Suivies d'un court séjour chez mes grands parents en Bretagne, et d'un autre chez mes cousins d'Aveyron si ça se goupille bien.

Il sera temps alors de rentrer et de savoir si je vais faire le Principal adjoint ou le prof d'histoire géo dans la proche banlieue de la ville. Et quand je le saurai, je me chercherai un nouveau chez moi, dans lequel j'aurai à nouveau accès à Internet.

D'ici là, présence en pointillés. 

Bon été à mes quelques fidèles lecteurs, à mes très rares lectrices, et à tous les autres.</description><content:encoded><![CDATA[Dernier regard à ce qui fut mon bureau pendant deux mois. Dernière coupe de Champagne avec les collègues de travail. Dernier trajet en métro. Dernière visite à la librairie d'Ulysse et Pénélope. <br />
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La parenthèse normande avait aussi ce parfum là. Reverrai-je encore mes grands tantes vivantes ?<br />
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Demain soir dernier diner chez moi avec la "famille" parisienne : JB, Ian et, s'il est en forme, mon ours à poil court.<br />
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Après vont commencer des séries de cycles court. Une première semaine à Montpellier bien sûr, avec la visite de J. et de sa petite famille. Le déménagement bien sûr. Puis des vacances avec le garçon que j'aime. Suivies d'un court séjour chez mes grands parents en Bretagne, et d'un autre chez mes cousins d'Aveyron si ça se goupille bien.<br />
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Il sera temps alors de rentrer et de savoir si je vais faire le Principal adjoint ou le prof d'histoire géo dans la proche banlieue de la ville. Et quand je le saurai, je me chercherai un nouveau chez moi, dans lequel j'aurai à nouveau accès à Internet.<br />
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D'ici là, présence en pointillés. <br />
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Bon été à mes quelques fidèles lecteurs, à mes très rares lectrices, et à tous les autres.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080716215231/les-dernieres-fois/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-07-16T21:52:31+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080620220449/liberation/"><title>Libération</title><description>Dans une journée fatigante surtout consacrée aux emplois du temps, j'ai vécu 20 minutes de bonheur intense. 

Avant de partir cet après midi, le Principal passe dans mon bureau. Suite aux problèmes d'oeuf, farine et mousse à raser du matin, il veut qu'on anticipe la sortie de 15h30. Dès 14h45, je suis censé monter dans les étages avec deux assistants d'éducation et faire descendre les élèves, classe après classe, en commençant par le dernier étage et en terminant par les salles du rez-de-chaussée.

A l'heure dite, j'entre dans la première salle. Les élèves se lèvent, toujours un peu inquiets quand le Principal ou son adjoint se déplacent jusqu'à eux. Grand sourire, je préviens d'abord le professeur à voix basse et puis j'annonce :
- Bonjour. J'ai une bonne nouvelle pour vous.

Regard sur la montre : 
- Les vacances commencent... tout de suite.

Je m'efforce de ne pas perdre une miette des expressions qui disent sur chaque visage ce que veulent dire les mots &quot;grandes vacances&quot;. Quelques uns sont inquiets ou tristes. Une prof de SVT particulièrement aimée de ses élèves doit faire la bise à chacun de ses 6e. Mais la plupart ont sur leurs traits la joie pure de la liberté estivale.

Je sévis et sanctionne sans état d'âme quand il le faut, plus agacé qu'autre chose par les larmes de crocodile, mais je ne dois pas être totalement sadique pour avoir pris autant de plaisir à être dans une vingtaine de salles le porteur de la bonne nouvelle du jour.</description><content:encoded><![CDATA[Dans une journée fatigante surtout consacrée aux emplois du temps, j'ai vécu 20 minutes de bonheur intense. <br />
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Avant de partir cet après midi, le Principal passe dans mon bureau. Suite aux problèmes d'oeuf, farine et mousse à raser du matin, il veut qu'on anticipe la sortie de 15h30. Dès 14h45, je suis censé monter dans les étages avec deux assistants d'éducation et faire descendre les élèves, classe après classe, en commençant par le dernier étage et en terminant par les salles du rez-de-chaussée.<br />
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A l'heure dite, j'entre dans la première salle. Les élèves se lèvent, toujours un peu inquiets quand le Principal ou son adjoint se déplacent jusqu'à eux. Grand sourire, je préviens d'abord le professeur à voix basse et puis j'annonce :<br />
- Bonjour. J'ai une bonne nouvelle pour vous.<br />
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- Les vacances commencent... tout de suite.<br />
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Je m'efforce de ne pas perdre une miette des expressions qui disent sur chaque visage ce que veulent dire les mots "grandes vacances". Quelques uns sont inquiets ou tristes. Une prof de SVT particulièrement aimée de ses élèves doit faire la bise à chacun de ses 6e. Mais la plupart ont sur leurs traits la joie pure de la liberté estivale.<br />
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Je sévis et sanctionne sans état d'âme quand il le faut, plus agacé qu'autre chose par les larmes de crocodile, mais je ne dois pas être totalement sadique pour avoir pris autant de plaisir à être dans une vingtaine de salles le porteur de la bonne nouvelle du jour.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080620220449/liberation/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-06-20T22:04:49+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080611003230/retour-tardif/"><title>Retour tardif</title><description>Est ce le goût de la soupe cactus-citron vert-orange sanguine qui donne un côté acidulé, voire astringent, à cette soirée ? J'aime l'acide et l'amer quand il s'y mêle du sucré. Il y a là toute la saveur des départs choisis.

Le retour fut lent, dans l'odeur fécale et sudatoire du métro (et cela me manquerait ?). Bonne soirée avec V. qui me montre qu'on peut être inspecteur des finances et finalement rester abordable. J'adore cette tournée des adieux rendue irréelle par la fatigue accumulée et les ivresses rapides. Le deuxième verre de vin me fait tourner la tête comme à 16 ans.

Au retour une carte d'anniversaire maternelle qui a un peu d'avance et beaucoup d'à propos. Un colis sans mot mais bien choisi de mon frère qui fait dans le cycle Noiret (Tavernier et Lecomte), manière d'insister sur nos atomes crochus sans tomber dans l'évident. Mes proches me surprendront toujours : en bien.

Douce euphorie nocturne. Dommage qu'il faille se coucher.

Les bras de Morphée me paraissent moins tentateurs que ceux de Bruno. Dommage, vraiment.</description><content:encoded><![CDATA[Est ce le goût de la soupe cactus-citron vert-orange sanguine qui donne un côté acidulé, voire astringent, à cette soirée ? J'aime l'acide et l'amer quand il s'y mêle du sucré. Il y a là toute la saveur des départs choisis.<br />
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Le retour fut lent, dans l'odeur fécale et sudatoire du métro (et cela me manquerait ?). Bonne soirée avec V. qui me montre qu'on peut être inspecteur des finances et finalement rester abordable. J'adore cette tournée des adieux rendue irréelle par la fatigue accumulée et les ivresses rapides. Le deuxième verre de vin me fait tourner la tête comme à 16 ans.<br />
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Au retour une carte d'anniversaire maternelle qui a un peu d'avance et beaucoup d'à propos. Un colis sans mot mais bien choisi de mon frère qui fait dans le cycle Noiret (Tavernier et Lecomte), manière d'insister sur nos atomes crochus sans tomber dans l'évident. Mes proches me surprendront toujours : en bien.<br />
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Douce euphorie nocturne. Dommage qu'il faille se coucher.<br />
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Les bras de Morphée me paraissent moins tentateurs que ceux de Bruno. Dommage, vraiment.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080611003230/retour-tardif/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-06-11T00:32:30+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080608143459/sanction/"><title>Sanction</title><description>Mercredi matin, j'ai reçu une mère et son fils, exclu trois jours du collège pour jeux dangereux. La semaine passée, une agente TOS l'avait conduit dans mon bureau avec un autre, surpris à se donner des coups sans retenue.

J'ai gardé le gamin et son compère 20 minutes dans mon bureau sans en tirer la moindre explication. L'autre a parlé d'abondance et scellé leur sort. 

La mère m'appelle ensuite pour me dire que son fils a eu peur devant l'autre. Je lui propose de la recevoir avec son fils. La mère parle, beaucoup. Le fils n'en place pas une. Au bout de quelques minutes, je suis assez porté à croire qu'effectivement les choses ne se sont pas passées comme je l'ai cru tout d'abord.

Pourtant j'ai maintenu l'exclusion et la mère, même si elle n'était pas ravie, a compris pourquoi et l'a dit à son fils : &quot;Une prochaine fois, tu sauras qu'il faut te défendre et dire ta version à toi quand c'est le moment, pas t'abriter derrière moi après pour expliquer à ta place&quot;. Je ne sais pas si on aura provoqué un déclic chez le môme, mais les conditions étaient réunies. 

Sur le fond, la sanction est objectivement injuste. Pourtant elle est éminemment éducative. 
</description><content:encoded><![CDATA[Mercredi matin, j'ai reçu une mère et son fils, exclu trois jours du collège pour jeux dangereux. La semaine passée, une agente TOS l'avait conduit dans mon bureau avec un autre, surpris à se donner des coups sans retenue.<br />
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J'ai gardé le gamin et son compère 20 minutes dans mon bureau sans en tirer la moindre explication. L'autre a parlé d'abondance et scellé leur sort. <br />
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La mère m'appelle ensuite pour me dire que son fils a eu peur devant l'autre. Je lui propose de la recevoir avec son fils. La mère parle, beaucoup. Le fils n'en place pas une. Au bout de quelques minutes, je suis assez porté à croire qu'effectivement les choses ne se sont pas passées comme je l'ai cru tout d'abord.<br />
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Pourtant j'ai maintenu l'exclusion et la mère, même si elle n'était pas ravie, a compris pourquoi et l'a dit à son fils : "Une prochaine fois, tu sauras qu'il faut te défendre et dire ta version à toi quand c'est le moment, pas t'abriter derrière moi après pour expliquer à ta place". Je ne sais pas si on aura provoqué un déclic chez le môme, mais les conditions étaient réunies. <br />
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Sur le fond, la sanction est objectivement injuste. Pourtant elle est éminemment éducative. <br />
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J'ai cravaché toute la journée pour rendre l'appartement présentable et cuisiner. En début d'après midi, ma tarte à la rhubarbe et mon dernier moule en pyrex ont explosé au sol. Moment d'intense solitude. Bruno au téléphone m'apaise un peu. Un aller retour à la boulangerie plus tard, tarte aux fraises en main, j'enchaîne. Je sors avec plaisir l'énorme bassine en terre cuite vernissée, copie de ce que réalisaient mes ancêtres potiers il y a deux siècles, qui me sert de saladier quand je reçois.

Contrairement au dîner précédent, il y a un mois, nous allons dépasser le stade &quot;anciens combattants&quot; et parler plus directement. Est-ce l'absence de Bruno, je me sens plus à l'aise pour parler des années où nous ne nous sommes pas vus. Je parle de ma vie nocturne en 2002, des UEEH, de la rive opposée et de Pierre Bergé parlant de l'élève Dargelos. Je le trouve beaucoup plus naturel cette fois ci. On prend plaisir à parler de nos lectures, à réaborder de vieux débats. Lui qui n'a gardé aucune photo de cette période est heureux de montrer les miennes à celle qu'il va épouser dans quelques mois.

Il n'y a plus de malaise entre nous. Même quand j'évoque les mensonges sur ma relation avec Caroline, il paraît plutôt amusé. Il lève les malentendus de sa position sur le mariage homo, se moque de mes tournures orales alambiquées, de mon emploi hors contexte du vocabulaire technique. Je trouve sa compagne de plus en plus sympathique. Celle que j'ai connue était extrêmement belle et compliquée, celle-ci n'est que jolie (autant que je puisse en juger) mais elle a le don de mettre à l'aise et la certitude qu'elle aime ce grand nerveux rayonne d'elle-même. En plus elle aime Alain Bashung.

En partant, respectueux des codes implicites qu'il a instaurés, je lui ai tendu la main. Il l'a prise mais il a aussitôt ajouté : &quot;Quand même on va se faire la bise. Je fais la bise avec mes amis d'habitude&quot;. Je compte à nouveau à leur nombre et cela me suffit pour ressentir un grand apaisement. S'en suit une nuit de sommeil tranquille.</description><content:encoded><![CDATA[Ils sont arrivés avec une heure de retard. L'énorme poussette-landau dans le métro et le bus. Leur bébé dort. J. qui ne part pas du bureau avant 19h30 pour ne pas donner l'impression à son chef d'être à temps partiel, emmène sa fille partout le reste du temps. A un moment il cherchera à quêter un compliment sur elle. Comme j'ai décidé de ne plus lui mentir, je lui dirai "Je ne veux pas faire semblant. J'ai le plus grand mal à m'intéresser aux bébés avant qu'ils parlent".<br />
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J'ai cravaché toute la journée pour rendre l'appartement présentable et cuisiner. En début d'après midi, ma tarte à la rhubarbe et mon dernier moule en pyrex ont explosé au sol. Moment d'intense solitude. Bruno au téléphone m'apaise un peu. Un aller retour à la boulangerie plus tard, tarte aux fraises en main, j'enchaîne. Je sors avec plaisir l'énorme bassine en terre cuite vernissée, copie de ce que réalisaient mes ancêtres potiers il y a deux siècles, qui me sert de saladier quand je reçois.<br />
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Contrairement au dîner précédent, il y a un mois, nous allons dépasser le stade "anciens combattants" et parler plus directement. Est-ce l'absence de Bruno, je me sens plus à l'aise pour parler des années où nous ne nous sommes pas vus. Je parle de ma vie nocturne en 2002, des UEEH, de la rive opposée et de Pierre Bergé parlant de l'élève Dargelos. Je le trouve beaucoup plus naturel cette fois ci. On prend plaisir à parler de nos lectures, à réaborder de vieux débats. Lui qui n'a gardé aucune photo de cette période est heureux de montrer les miennes à celle qu'il va épouser dans quelques mois.<br />
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Il n'y a plus de malaise entre nous. Même quand j'évoque les mensonges sur ma relation avec Caroline, il paraît plutôt amusé. Il lève les malentendus de sa position sur le mariage homo, se moque de mes tournures orales alambiquées, de mon emploi hors contexte du vocabulaire technique. Je trouve sa compagne de plus en plus sympathique. Celle que j'ai connue était extrêmement belle et compliquée, celle-ci n'est que jolie (autant que je puisse en juger) mais elle a le don de mettre à l'aise et la certitude qu'elle aime ce grand nerveux rayonne d'elle-même. En plus elle aime Alain Bashung.<br />
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En partant, respectueux des codes implicites qu'il a instaurés, je lui ai tendu la main. Il l'a prise mais il a aussitôt ajouté : "Quand même on va se faire la bise. Je fais la bise avec mes amis d'habitude". Je compte à nouveau à leur nombre et cela me suffit pour ressentir un grand apaisement. S'en suit une nuit de sommeil tranquille.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080608132330/diner-avec-j-et-sa-future-femme/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-06-08T13:23:30+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080608000350/orientation/"><title>Orientation</title><description>Dans le collège où je suis depuis quelques semaines, le Principal m'a fait une lettre de délégation dans laquelle il m'a fixé un certain nombre de missions prioritaires, sans en exclure d'autres. Parmi ces missions, l'orientation des 4e.

Il y a trois semaines, j'ai vu les professeurs principaux et la CPE pour déterminer une liste d'élèves à recevoir et à sonder. Une vingtaine de noms est sortie, que j'ai commencé bravement à recevoir. Le profil type c'est le gamin qui se traine depuis plusieurs années sous la moyenne générale, démotivé et qui risque de se retrouver orienté de manière passive si l'on n'y prend pas garde. Quelques uns, rares, ont un projet personnel et pas de problèmes de comportement. La plupart ne savent pas quoi faire et ont une longue liste de rapports et de sanctions dans leur dossier.

Une fois dans mon bureau, certains d'entre eux refusent même d'aborder la question. D'autres seraient prêt à faire n'importe quoi pourvu que ça leur permette de quitter leur collège. Au milieu se trouvent les autres, plus nombreux, qui veulent bien voir mais ne savent pas s'ils iront au bout. Selon les cas, j'ouvre un dossier de 3e Découverte Professionnelle 6heures (option qui se pratique en lycée professionnel) ou de 3e d'insertion (dans un autre collège).

Suivent l'entretien de l'élève avec la conseillère d'orientation psychologue, le montage des dossiers avec les profs, les médiateurs, éventuellement l'assistante sociale. Quand tout cela est bien avancé, je reçois les parents. C'est là que tout se corse.

Etant donné les réalités de la carte scolaire et du système français, la quasi totalité des élèves proposés sont enfant d'immigrés. Et là, deux attitudes se détachent franchement, tout aussi difficiles à gérer. Il y a d'abord les parents paumés, maîtrisant mal la langue, les mères seules et voilées qui m'embrassent sur la main en me faisant leurs plus beaux mercis. Ceux-là seraient prêts à signer n'importe quoi du moment que l'institution que je représente, avec ma cravate et mes belles phrases, dit que c'est bien. Souvent ce sont ces gamins là qui posent le plus de problème de comportement. Certains méprisent leurs parents ouvertement, d'autres ne tiennent tout simplement pas compte du décalage et font ce qui leur chante. Leur signature sur un dossier est facile à obtenir, s'assurer qu'ils ont bien compris l'enjeu et pesé le pour et le contre est nettement plus difficile.

A l'opposé, les parents qui sont dans la victimisation. Pour eux je suis le méchant, celui qui dit que leur enfant est nul, qui veut s'en débarrasser, les envoyer au lycée poubelle. Difficile dans ce cas de garder toujours la tête froide tant leurs propos sont souvent insultants sur le fond. Parfois l'ado qui a lui envie de faire une filière pro me supplie du regard de continuer, de convaincre quand même. J'y suis arrivé deux fois la semaine dernière et la poignée de main du petit S., avec sa gravité qui n'est pas de son âge, m'a récompensé d'être resté trois quarts d'heures à discuter pied à pied avec sa mère, un vendredi soir après 18h.

Je ne comprends toujours pas pourquoi tant de familles s'obstinent à aller faire échouer leur gamin en Seconde générale lorsque celui ci a dès le départ envie de faire une filière courte.</description><content:encoded><![CDATA[Dans le collège où je suis depuis quelques semaines, le Principal m'a fait une lettre de délégation dans laquelle il m'a fixé un certain nombre de missions prioritaires, sans en exclure d'autres. Parmi ces missions, l'orientation des 4e.<br />
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Il y a trois semaines, j'ai vu les professeurs principaux et la CPE pour déterminer une liste d'élèves à recevoir et à sonder. Une vingtaine de noms est sortie, que j'ai commencé bravement à recevoir. Le profil type c'est le gamin qui se traine depuis plusieurs années sous la moyenne générale, démotivé et qui risque de se retrouver orienté de manière passive si l'on n'y prend pas garde. Quelques uns, rares, ont un projet personnel et pas de problèmes de comportement. La plupart ne savent pas quoi faire et ont une longue liste de rapports et de sanctions dans leur dossier.<br />
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Une fois dans mon bureau, certains d'entre eux refusent même d'aborder la question. D'autres seraient prêt à faire n'importe quoi pourvu que ça leur permette de quitter leur collège. Au milieu se trouvent les autres, plus nombreux, qui veulent bien voir mais ne savent pas s'ils iront au bout. Selon les cas, j'ouvre un dossier de 3e Découverte Professionnelle 6heures (option qui se pratique en lycée professionnel) ou de 3e d'insertion (dans un autre collège).<br />
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Suivent l'entretien de l'élève avec la conseillère d'orientation psychologue, le montage des dossiers avec les profs, les médiateurs, éventuellement l'assistante sociale. Quand tout cela est bien avancé, je reçois les parents. C'est là que tout se corse.<br />
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Etant donné les réalités de la carte scolaire et du système français, la quasi totalité des élèves proposés sont enfant d'immigrés. Et là, deux attitudes se détachent franchement, tout aussi difficiles à gérer. Il y a d'abord les parents paumés, maîtrisant mal la langue, les mères seules et voilées qui m'embrassent sur la main en me faisant leurs plus beaux mercis. Ceux-là seraient prêts à signer n'importe quoi du moment que l'institution que je représente, avec ma cravate et mes belles phrases, dit que c'est bien. Souvent ce sont ces gamins là qui posent le plus de problème de comportement. Certains méprisent leurs parents ouvertement, d'autres ne tiennent tout simplement pas compte du décalage et font ce qui leur chante. Leur signature sur un dossier est facile à obtenir, s'assurer qu'ils ont bien compris l'enjeu et pesé le pour et le contre est nettement plus difficile.<br />
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A l'opposé, les parents qui sont dans la victimisation. Pour eux je suis le méchant, celui qui dit que leur enfant est nul, qui veut s'en débarrasser, les envoyer au lycée poubelle. Difficile dans ce cas de garder toujours la tête froide tant leurs propos sont souvent insultants sur le fond. Parfois l'ado qui a lui envie de faire une filière pro me supplie du regard de continuer, de convaincre quand même. J'y suis arrivé deux fois la semaine dernière et la poignée de main du petit S., avec sa gravité qui n'est pas de son âge, m'a récompensé d'être resté trois quarts d'heures à discuter pied à pied avec sa mère, un vendredi soir après 18h.<br />
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Je ne comprends toujours pas pourquoi tant de familles s'obstinent à aller faire échouer leur gamin en Seconde générale lorsque celui ci a dès le départ envie de faire une filière courte.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080608000350/orientation/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-06-08T00:03:50+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080607002803/pleurs/"><title>Pleurs</title><description>Ce soir nous nous sommes fait pleurer, à distance. Mon amoureux n'est pas du genre bavard. C'est un rentré. Mais quand ça sort, c'est d'un coup. Le bon comme le mauvais. Et si ce soir sa décision n'a pas changé, je suis rassuré sur ses sentiments. C'est déjà énorme. J'ai pleuré aussi, non de tristesse mais d'émotion.

C'est quand même dommage que pour arriver à s'exprimer, il lui faille s'isoler sur un balcon en pleine fête bien arrosée au milieu de potes un peu partis.</description><content:encoded><![CDATA[Ce soir nous nous sommes fait pleurer, à distance. Mon amoureux n'est pas du genre bavard. C'est un rentré. Mais quand ça sort, c'est d'un coup. Le bon comme le mauvais. Et si ce soir sa décision n'a pas changé, je suis rassuré sur ses sentiments. C'est déjà énorme. J'ai pleuré aussi, non de tristesse mais d'émotion.<br />
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C'est quand même dommage que pour arriver à s'exprimer, il lui faille s'isoler sur un balcon en pleine fête bien arrosée au milieu de potes un peu partis.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080607002803/pleurs/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-06-07T00:28:03+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080601193518/dans-l-angle-mort-du-blog/"><title>Dans l'angle mort du blog</title><description>Quand on se sait lu par ses proches, il y a des choses que l'on n'écrit pas dans son blog. Pour avoir oublié cette règle, j'ai faché ma soeur il y a quelques années et elle l'est restée plusieurs mois.

Parfois on utilise cet aspect là pour envoyer des messages plus ou moins allusifs, j'en ai usé par le passé (non, Maman, ne cherche pas, je n'ai pas souvenir de l'avoir fait avec toi).

Et puis il y a ce qui concerne les relations amoureuses. Et sur ce point, je ne suis pas comme mon ami Diabolito, je laisse les choses en cours dans l'angle mort du blog.

Aujourd'hui j'ai réussi à faire dire au garçon que j'embrasse et que j'aime depuis plus d'un an qu'il ne se sentait pas prêt à me suivre à Montpellier, qu'il ne savait pas quand il le serait ou même si ça lui plairait. Il ne parle pas de ce qu'il ressent facilement mais quand c'est le cas, il le fait avec droiture. Je ne sais pas quel impact cela aura sur notre relation, mais j'aime et je respecte ce qu'il est, très fort.

Et ça je voulais le dire ici.</description><content:encoded><![CDATA[Quand on se sait lu par ses proches, il y a des choses que l'on n'écrit pas dans son blog. Pour avoir oublié cette règle, j'ai faché ma soeur il y a quelques années et elle l'est restée plusieurs mois.<br />
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Parfois on utilise cet aspect là pour envoyer des messages plus ou moins allusifs, j'en ai usé par le passé (non, Maman, ne cherche pas, je n'ai pas souvenir de l'avoir fait avec toi).<br />
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Et puis il y a ce qui concerne les relations amoureuses. Et sur ce point, je ne suis pas comme mon ami Diabolito, je laisse les choses en cours dans l'angle mort du blog.<br />
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Aujourd'hui j'ai réussi à faire dire au garçon que j'embrasse et que j'aime depuis plus d'un an qu'il ne se sentait pas prêt à me suivre à Montpellier, qu'il ne savait pas quand il le serait ou même si ça lui plairait. Il ne parle pas de ce qu'il ressent facilement mais quand c'est le cas, il le fait avec droiture. Je ne sais pas quel impact cela aura sur notre relation, mais j'aime et je respecte ce qu'il est, très fort.<br />
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Et ça je voulais le dire ici.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080601193518/dans-l-angle-mort-du-blog/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-06-01T19:35:18+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080601170352/la-compagne-de-mon-pere-ne-croit-pas-au-rechauffement-planetaire/"><title>La compagne de mon père ne croit pas au réchauffement planétaire</title><description>en revanche elle croit à l'efficacité de la prière pour aider à accorder un piano ou que le fait d'organiser un tour de table pour savoir quelle radio chacun écoute le matin met une ambiance de folie.

J'ai rarement entendu une personne être critiquée aussi unanimement par des personnes ayant des critères aussi différents que mon grand-père, ma soeur et la quasi totalité de mes oncles et tantes.

N'empêche, je regrette de leur avoir offert &quot;Une vérité qui dérange&quot; pour noël. J'ai augmenté mon empreinte écologique pour rien.</description><content:encoded><![CDATA[en revanche elle croit à l'efficacité de la prière pour aider à accorder un piano ou que le fait d'organiser un tour de table pour savoir quelle radio chacun écoute le matin met une ambiance de folie.<br />
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J'ai rarement entendu une personne être critiquée aussi unanimement par des personnes ayant des critères aussi différents que mon grand-père, ma soeur et la quasi totalité de mes oncles et tantes.<br />
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N'empêche, je regrette de leur avoir offert "Une vérité qui dérange" pour noël. J'ai augmenté mon empreinte écologique pour rien.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080601170352/la-compagne-de-mon-pere-ne-croit-pas-au-rechauffement-planetaire/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-06-01T17:03:52+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080530064300/mauvais-reve/"><title>Mauvais rêve</title><description>Réveillé vers 5h, une sourde douleur dans l'épaule droite qui m'empêche de me rendormir alors même que mes yeux refusent de s'ouvrir. Je sors d'un mauvais rêve.

J'y étais invité par J., le garçon que j'ai aimé de 18 à 22 ans. Je dois patienter à l'extérieur. Au bout d'un moment j'entre, je monte à l'étage et je me rends compte que le repas est commencé depuis longtemps sans que nul ne se soit inquiété de mon sort.

C'est stupide et presque transparent. Après un dîner au début du mois où il m'a présenté sa fille et sa future femme, j'ai eu un mal fou à le joindre. Il y a deux jours, il m'a enfin rappelé, me renvoyant sur sa compagne pour caler un autre dîner.

Je ne sais pas bien à quoi je m'attendais, mais pas à cette fuite devant la communication. On bavarde, certes, mais rien de plus. Si lui est peut-être content d'avoir mis fin au silence, je ne parviens pas à me satisfaire de ces échanges superficiels.

Première réunion de bassin ce matin. J'ai le trac. La douleur à l'épaule est toujours là et je sais déjà que la douche ne va pas la calmer.</description><content:encoded><![CDATA[Réveillé vers 5h, une sourde douleur dans l'épaule droite qui m'empêche de me rendormir alors même que mes yeux refusent de s'ouvrir. Je sors d'un mauvais rêve.<br />
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J'y étais invité par J., le garçon que j'ai aimé de 18 à 22 ans. Je dois patienter à l'extérieur. Au bout d'un moment j'entre, je monte à l'étage et je me rends compte que le repas est commencé depuis longtemps sans que nul ne se soit inquiété de mon sort.<br />
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C'est stupide et presque transparent. Après un dîner au début du mois où il m'a présenté sa fille et sa future femme, j'ai eu un mal fou à le joindre. Il y a deux jours, il m'a enfin rappelé, me renvoyant sur sa compagne pour caler un autre dîner.<br />
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Je ne sais pas bien à quoi je m'attendais, mais pas à cette fuite devant la communication. On bavarde, certes, mais rien de plus. Si lui est peut-être content d'avoir mis fin au silence, je ne parviens pas à me satisfaire de ces échanges superficiels.<br />
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Première réunion de bassin ce matin. J'ai le trac. La douleur à l'épaule est toujours là et je sais déjà que la douche ne va pas la calmer.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080530064300/mauvais-reve/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-05-30T06:43:00+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080527215353/la-derniere-classe/"><title>La dernière classe ?</title><description>Cela aura peut-être été ma dernière classe. 

Je n'étais pas retourné en classe de bon cœur. Le collège où je faisais fonction de principal adjoint me plaisait, je m'y sentais bien. J'avais commencé à mettre en place des choses que j'aurais voulu suivre. La santé de la principale qui déclenchait le remplacement s'est améliorée (heureusement pour elle) et comme à l'Inspection, le temps de réaction de certains bureaux est au ralenti, il leur a fallu deux semaines pour comprendre que j'étais à nouveau disponible. J'ai donc reçu un coup de fil étonné deux jours après avoir repris les cours, du type &quot;Comment ça se fait que vous soyez retourné en classe, on a autre chose pour vous&quot;.

J'ai dit oui tout de suite, demandant simplement d'attendre la fin de la semaine afin de rendre mes affaires et de dire au revoir à mes élèves. Ceux du collège difficile avaient apprécié ma remplaçante et n'ont pas trop grogné. En revanche, pour mes autres élèves, ce fut plus difficile. Le courant était mal passé et pour la préparation du brevet, ils auraient préféré que je reste. J'ai eu droit à des hourras, à une hola et quelques autres manifestations bruyantes et sympathiques.

Le plus curieux, c'est le jeune W., toujours en avance à mes cours, qui adorait mon humour (le pauvre) et me dévorait régulièrement des yeux. Il a insisté après le dernier cours pour me raccompagner jusqu'à la gare et m'a dit le long du trajet que je lui faisais penser à son père. J'ai réussi à lui dire au revoir en lui serrant la main (il me l'a vraiment serrée) devant la gare. La jeune élève de 4e qui me &quot;kiffait&quot; n'avait pas fait le déplacement.

J'étais heureux de ces manifestations de sympathie ou plus, mais sans regrets. Je trouve désormais mieux à m'employer en dehors d'une salle de classe.</description><content:encoded><![CDATA[Cela aura peut-être été ma dernière classe. <br />
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Je n'étais pas retourné en classe de bon cœur. Le collège où je faisais fonction de principal adjoint me plaisait, je m'y sentais bien. J'avais commencé à mettre en place des choses que j'aurais voulu suivre. La santé de la principale qui déclenchait le remplacement s'est améliorée (heureusement pour elle) et comme à l'Inspection, le temps de réaction de certains bureaux est au ralenti, il leur a fallu deux semaines pour comprendre que j'étais à nouveau disponible. J'ai donc reçu un coup de fil étonné deux jours après avoir repris les cours, du type "Comment ça se fait que vous soyez retourné en classe, on a autre chose pour vous".<br />
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J'ai dit oui tout de suite, demandant simplement d'attendre la fin de la semaine afin de rendre mes affaires et de dire au revoir à mes élèves. Ceux du collège difficile avaient apprécié ma remplaçante et n'ont pas trop grogné. En revanche, pour mes autres élèves, ce fut plus difficile. Le courant était mal passé et pour la préparation du brevet, ils auraient préféré que je reste. J'ai eu droit à des hourras, à une hola et quelques autres manifestations bruyantes et sympathiques.<br />
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Le plus curieux, c'est le jeune W., toujours en avance à mes cours, qui adorait mon humour (le pauvre) et me dévorait régulièrement des yeux. Il a insisté après le dernier cours pour me raccompagner jusqu'à la gare et m'a dit le long du trajet que je lui faisais penser à son père. J'ai réussi à lui dire au revoir en lui serrant la main (il me l'a vraiment serrée) devant la gare. La jeune élève de 4e qui me "kiffait" n'avait pas fait le déplacement.<br />
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J'étais heureux de ces manifestations de sympathie ou plus, mais sans regrets. Je trouve désormais mieux à m'employer en dehors d'une salle de classe.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080527215353/la-derniere-classe/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-05-27T21:53:53+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080524114654/les-prenoms-4/"><title>Les prénoms 4</title><description>Une de mes cousines, sans doute plus queer que moi, a choisi d'appeler sa deuxième fille Satine.

Je ne lui souhaite pas le destin de l'héroïne de &quot;Moulin rouge&quot;.</description><content:encoded><![CDATA[Une de mes cousines, sans doute plus queer que moi, a choisi d'appeler sa deuxième fille Satine.<br />
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Je ne lui souhaite pas le destin de l'héroïne de "Moulin rouge".]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080524114654/les-prenoms-4/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-05-24T11:46:54+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080522191906/-on-n-est-pas-un-college-de-pedes/"><title>&quot;On n'est pas un collège de pédés !&quot;</title><description>Au bout de deux semaines d'intérim dans ce nouveau collège, j'éprouve des sentiments mêlés. Le principal m'a fait bon accueil, il s'est montré d'emblée amical et spontané. De mon côté, je fais mon travail, de mon mieux et j'ai réussi à me mettre à jour très rapidement. Il est facile de prendre la suite de quelqu'un avec qui il a été en conflit en permanence, je ne peux être que mieux perçu.

Pourtant il y a un malaise. Je travaille pour le mouton noir du bassin. Deux adjoints et même un principal m'ont appelé pour me &quot;prévenir&quot;, me dire de &quot;faire attention&quot;, de &quot;ne rien faire contre ma conscience&quot; et surtout de ne rien lui dire ou laisser sentir de ce que je pouvais penser de lui.

Superficiellement, le personnage du macho je m'en foutiste qu'il campe prêterait à sourire dans un autre contexte, mais il ne sait pas s'arrêter. La limite entre la plaisanterie grasse et l'invite sexuelle est souvent franchie : gestionnaire, secrétaires, assistantes d'éducation en font les frais. L'une sort de chez le coiffeur : &quot;Si on oublie qu'il n'y a rien en haut, elle est devenu faisable.&quot; En soirée après deux cocktails, il a dû m'arriver d'être aussi peu fin, mais à 10h00 devant plusieurs personnes dans un bureau, j'ai du mal.

Pas mieux sur ce qui touche le boulot. Les statistiques à faire remonter sont en retard et on n'a pas les éléments pour les faire : il les bidonne. Il manque une pièce pour un dossier d'orientation, il la fabrique. Un gamin est affecté après un conseil de discipline, il donne l'ordre de le balader de demande de papier en démarche supplémentaire le plus longtemps possible.

J'essaie, pour tenir, de minimiser, mais il devient difficile de se dissimuler ce qui se passe. Je fais bonne figure, je fais fonctionner ce qui relève de moi, je sauve ce qui peut être sauvé, mais c'est difficile de se dire que je cautionne malgré moi certaines choses. J'ai un goût amer à la pensée de l'appréciation bidon qu'il m'a ordonné de faire cet après midi pour un dossier de CAP, en disant à la secrétaire d'un ton rigolard &quot;Le pauv' vieux, il a des scrupules.&quot; Eh bien oui, j'ai des scrupules.

Le travail que je fais me plait pourtant et les heures, nombreuses, où il s'absente sont paisibles. Je mesure mieux la chance que j'ai eu dans mon précédent poste, avec un principal plus distant certes, mais honnête et respectueux de tous, pudique jusqu'à rougir en accordant à sa secrétaire enceinte des horaires aménagés en bredouillant des voeux pour que tout se passe bien..

Aujourd'hui, alors que j'étais dans le bureau du principal pour lui rendre compte de la préparation du brevet, un prof d'histoire a passé la tête par l'entrebâillement de la porte : 
- Je peux vous voir ?
- Qui ça, le principal à moustache ou l'adjoint barbu ?
- L'adjoint, bien sûr. Vous êtes pas mon genre.

Réponse à mon intention : 
- Je lui ai déjà dit qu'on n'était pas un collège de pédés.</description><content:encoded><![CDATA[Au bout de deux semaines d'intérim dans ce nouveau collège, j'éprouve des sentiments mêlés. Le principal m'a fait bon accueil, il s'est montré d'emblée amical et spontané. De mon côté, je fais mon travail, de mon mieux et j'ai réussi à me mettre à jour très rapidement. Il est facile de prendre la suite de quelqu'un avec qui il a été en conflit en permanence, je ne peux être que mieux perçu.<br />
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Pourtant il y a un malaise. Je travaille pour le mouton noir du bassin. Deux adjoints et même un principal m'ont appelé pour me "prévenir", me dire de "faire attention", de "ne rien faire contre ma conscience" et surtout de ne rien lui dire ou laisser sentir de ce que je pouvais penser de lui.<br />
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Superficiellement, le personnage du macho je m'en foutiste qu'il campe prêterait à sourire dans un autre contexte, mais il ne sait pas s'arrêter. La limite entre la plaisanterie grasse et l'invite sexuelle est souvent franchie : gestionnaire, secrétaires, assistantes d'éducation en font les frais. L'une sort de chez le coiffeur : "Si on oublie qu'il n'y a rien en haut, elle est devenu faisable." En soirée après deux cocktails, il a dû m'arriver d'être aussi peu fin, mais à 10h00 devant plusieurs personnes dans un bureau, j'ai du mal.<br />
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Pas mieux sur ce qui touche le boulot. Les statistiques à faire remonter sont en retard et on n'a pas les éléments pour les faire : il les bidonne. Il manque une pièce pour un dossier d'orientation, il la fabrique. Un gamin est affecté après un conseil de discipline, il donne l'ordre de le balader de demande de papier en démarche supplémentaire le plus longtemps possible.<br />
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J'essaie, pour tenir, de minimiser, mais il devient difficile de se dissimuler ce qui se passe. Je fais bonne figure, je fais fonctionner ce qui relève de moi, je sauve ce qui peut être sauvé, mais c'est difficile de se dire que je cautionne malgré moi certaines choses. J'ai un goût amer à la pensée de l'appréciation bidon qu'il m'a ordonné de faire cet après midi pour un dossier de CAP, en disant à la secrétaire d'un ton rigolard "Le pauv' vieux, il a des scrupules." Eh bien oui, j'ai des scrupules.<br />
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Le travail que je fais me plait pourtant et les heures, nombreuses, où il s'absente sont paisibles. Je mesure mieux la chance que j'ai eu dans mon précédent poste, avec un principal plus distant certes, mais honnête et respectueux de tous, pudique jusqu'à rougir en accordant à sa secrétaire enceinte des horaires aménagés en bredouillant des voeux pour que tout se passe bien..<br />
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Aujourd'hui, alors que j'étais dans le bureau du principal pour lui rendre compte de la préparation du brevet, un prof d'histoire a passé la tête par l'entrebâillement de la porte : <br />
- Je peux vous voir ?<br />
- Qui ça, le principal à moustache ou l'adjoint barbu ?<br />
- L'adjoint, bien sûr. Vous êtes pas mon genre.<br />
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Réponse à mon intention : <br />
- Je lui ai déjà dit qu'on n'était pas un collège de pédés.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080522191906/-on-n-est-pas-un-college-de-pedes/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-05-22T19:19:06+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080512151824/rebond-3/"><title>Rebond 3</title><description>Après une semaine de retour en classe, je commence demain un nouvel intérim de principal adjoint, dans un autre bahut. J'ai donc fait mes adieux à mes classes vendredi, à mes deux bahuts de cette année et peut-être au métier de prof. Avec un léger pincement au cœur mais sans regrets véritables. Peut-être la période de mutations que je traverse me fait-elle subir plus de tensions que je ne croyais. J'ai du mal à communiquer avec mes amis, sans doute de peur que mes états d'âme ne leur apparaissent que comme la contrepartie normale de mes choix, ce qui ôterait toute légitimité à mes plaintes.

J'avais espéré que la période de changements rapides, si longtemps attendue et ardemment espérée, me donnerait un sentiment d'accomplissement et de l'énergie. Je le voulais notamment pour entamer les nombreux kilos superflus qui épaississent ma silhouette. Mais ce n'est pas ce qui se produit. Rien n'est jamais au mieux en même temps et j'ai peur de trainer longtemps une insatisfaction de nature structurelle. Pendant de longs mois, mes amours étaient la seule chose qui allait bien. Je me satisfaisais de l'absence de perspective alors que j'avais à me reconstruire et que je ne voulais pas m'engager. Aujourd'hui mon envie a changé, mais pas la sienne et tout me semble englué dans une indécision molle qui va au-delà de savoir s'il me suit l'année prochaine, ça concerne l'idée même d'un avenir commun et l'existence d'envies communes. Et plus je deviens harcelant de questions, angoissant à force d'attentes, plus il m'oppose son inertie et sa volonté de se limiter au présent. Cela créé entre nous une tension inédite et douloureuse. Je voudrais le présent peuplé de choses faites en commun, de sorties, d'escapades, lui est dans une phase de terrier, de grasses matinées prolongées, une boulimie de bd et de jeux vidéos.

Tout alors prend des proportions démesurées. Une dispute avec ma mère au sujet d'une tache de vin laissée dans l'évier à mon départ de Montpellier et une terrible angoisse de l'abandon et de la perte m'étreint. Le beau Christophe, celui qui en ce moment me comprend le mieux tant notre crise de la trentaine suit un cheminement parallèle, annule un dîner et le remplace in extremis par un bout d'après midi ; et la frustration des confidences à peine esquissées m'envahit. JB et Ian me rejoignent au pied levé le même soir pour fêter les 21 ans de Ian et le sentiment d'une distance nouvelle entre nous m'assaille, doublé de la culpabilité d'en être responsable en bonne partie. Il y a aussi le caractère abyssal de mon découvert qui fait de la dépense la plus ordinaire une démarche déraisonnable et culpabilisante.

Je crois que je ne prendrai jamais mon parti de l'implacable solitude humaine.</description><content:encoded><![CDATA[Après une semaine de retour en classe, je commence demain un nouvel intérim de principal adjoint, dans un autre bahut. J’ai donc fait mes adieux à mes classes vendredi, à mes deux bahuts de cette année et peut-être au métier de prof. Avec un léger pincement au cœur mais sans regrets véritables. Peut-être la période de mutations que je traverse me fait-elle subir plus de tensions que je ne croyais. J’ai du mal à communiquer avec mes amis, sans doute de peur que mes états d’âme ne leur apparaissent que comme la contrepartie normale de mes choix, ce qui ôterait toute légitimité à mes plaintes.<br />
<br />
J’avais espéré que la période de changements rapides, si longtemps attendue et ardemment espérée, me donnerait un sentiment d’accomplissement et de l’énergie. Je le voulais notamment pour entamer les nombreux kilos superflus qui épaississent ma silhouette. Mais ce n’est pas ce qui se produit. Rien n’est jamais au mieux en même temps et j’ai peur de trainer longtemps une insatisfaction de nature structurelle. Pendant de longs mois, mes amours étaient la seule chose qui allait bien. Je me satisfaisais de l’absence de perspective alors que j’avais à me reconstruire et que je ne voulais pas m’engager. Aujourd’hui mon envie a changé, mais pas la sienne et tout me semble englué dans une indécision molle qui va au-delà de savoir s’il me suit l’année prochaine, ça concerne l’idée même d’un avenir commun et l’existence d’envies communes. Et plus je deviens harcelant de questions, angoissant à force d’attentes, plus il m’oppose son inertie et sa volonté de se limiter au présent. Cela créé entre nous une tension inédite et douloureuse. Je voudrais le présent peuplé de choses faites en commun, de sorties, d’escapades, lui est dans une phase de terrier, de grasses matinées prolongées, une boulimie de bd et de jeux vidéos.<br />
<br />
Tout alors prend des proportions démesurées. Une dispute avec ma mère au sujet d’une tache de vin laissée dans l’évier à mon départ de Montpellier et une terrible angoisse de l’abandon et de la perte m’étreint. Le beau Christophe, celui qui en ce moment me comprend le mieux tant notre crise de la trentaine suit un cheminement parallèle, annule un dîner et le remplace in extremis par un bout d’après midi ; et la frustration des confidences à peine esquissées m’envahit. JB et Ian me rejoignent au pied levé le même soir pour fêter les 21 ans de Ian et le sentiment d’une distance nouvelle entre nous m’assaille, doublé de la culpabilité d’en être responsable en bonne partie. Il y a aussi le caractère abyssal de mon découvert qui fait de la dépense la plus ordinaire une démarche déraisonnable et culpabilisante.<br />
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Je crois que je ne prendrai jamais mon parti de l’implacable solitude humaine.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080512151824/rebond-3/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-05-12T15:18:24+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080508221758/anniversaire/"><title>Anniversaire</title><description>Demain, cela fera exactement un an que j'ai entamé sur ce site la longue conversation qui m'a conduit au garçon que j'aime et que j'embrasse depuis presqu'aussi longtemps.

J'espère qu'il y en aura plein d'autres.</description><content:encoded><![CDATA[Demain, cela fera exactement un an que j'ai entamé sur ce site la longue conversation qui m'a conduit au garçon que j'aime et que j'embrasse depuis presqu'aussi longtemps.<br />
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J'espère qu'il y en aura plein d'autres.]]></content:encoded><link>http://blog.fanougreenboy.gayattitude.com/20080508221758/anniversaire/</link><dc:creator>Fanougreenboy</dc:creator><dc:date>2008-05-08T22:17:58+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>