Journal d'été 25 : Irlande jour 7
Un solide breakfast dès 8 heures et nous prenons le long retour en bus de 9 heures. Certains des paysages traversés sont superbes. Je pense déjà à un autre voyage, à tout ce que j'aimerais encore voir. Mais pour voir bien, peut-être faudrait-il vivre ici plusieurs mois.
Je dévore à nouveau le premier tome d'Harry Potter, prêté par Bruno, en moins de temps que le voyage.
L'arrêt à Limerick pour correspondance ne fait pas regrette de n'y passer qu'une demi-heure. Vu de la gare, c'est sinistre.
Nous arrivons vers 15h20 dans le centre de Dublin où nous trainons nos bagages jusqu'à Mercer Court. Cette fois nous logeons rive gauche, non loin de Temple Bar. Notre chambre ressemble à celle d'une cité U améliorée.
Je ne veux pas rester sur la frustration d'hier, je voudrais que Bruno ait vraiment vu la mer. Sur une carte dans l'entrée de l'hôtel, elle n'est pas si loin. Nous décidons d'y aller à pied.
On finit par y arriver vers 18 heures mais que de détours et de "cul de sac" comme on dit ici, entretemps. La baie pourrait être belle mais la ville lui tourne le dos et au nord, les installations industrielles et portuaires l'enlaidissent. La marée est très basse ; la mer s'est retirée à plus de deux cent mètres de la ligne des plus hautes eaux. La mer nous échappe à nouveau.
Nous sommes épuisés et le retour à pied est long. En outre, nous n'avons mangé depuis le breakfast que quelques Pringles et des Kinder bueno.
Séduits par le quartier des docks, nous nous arrêtons dans une pizzeria où le service est un peu trop accrocheur mais les pizzas sont bonnes. Le dessert aussi, une glace au yaourt avec des fraises pour moi.
Nous rentrons en suivant la rive gauche de la Liffey, enthousiasmés par la légéreté du Samuel Beckett bridge, encore inachevé. Je fais l'idiot avec une statue de bronze qui tire une corde.
On regarde encore une fois les informations de 21 heures et le feuilleton de l'agence Thomas Cook. J'aurais bien aimé savoir comment ce drame local s'achèvera.
La nuit est câline puis douce et agréablement longue.
13/02/10 - 13:28
Il y a vingt ans, Dublin était assez" sinistre". Puis venait l'Europe au pays.
Dans vingt and, projette une nouvelle visite à Limerick.
There was a young man of Japan,
Whose limericks never would scan.
When asked why this was,
He replied, "It's because
I try to cram as many words into the last line as I possibly can".
jsc