Fanougreenblog, le retour

J'écoute : Renan Luce, Juliette et Benjamin Biolay
Je regarde : "The Tudors", saison 1 - "The West Wing", saison 3
Je lis : Jules Verne
Je joue : à être en vacances
Je mange : du riz au curry
Je bois : frais
Je cite : moins qu'avant
Je rêve : aux jours heureux qui viennet
(mis à jour mercredi 16 juillet 2008 à 21:58)

27/06/2007

27/06/07 - 23:07

Jusqu'au bout

Je ne suis que mensonge, dissimulation et calcul. Mes manières polies sont de l'hypocrisie pure. Au fond je suis dur, indifférent, totalement dépourvu de tact et de délicatesse.

Dans ce portrait à charge, il doit y avoir un fond de vrai puisque 3 de mes ex au moins le pensent. Ils m'ont bien connu ou cru bien me connaître. Pour l'indifférence au moins, c'est très discutable, sinon ça ne me mettrait pas à chaque fois dans le même état nauséeux et pleurnichard. A moins que ce ne soit pas pur narcissisme et orgueil blessé. Mais si je me faisais une image aussi pourrie de moi-même, je ne serais plus en vie depuis longtemps.

Parmi les reproches entendus ce soir "tu te prends pas pour de la merde". Qui pourrait vivre en nourrissant pour soi-même un tel sentiment ?

Ces derniers jours de cohabitation forcée me semblaient jusqu'ici apaisés. Je me remettais à espérer une fin paisible. J'avais cessé de blogger sur le sujet, lui m'ayant fait comprendre qu'il me lisait.

Mais les blessures sont trop profondes et le mode de communication vicié depuis trop longtemps. Depuis une semaine et demie il m'encourageait à être plus direct, à cesser de prendre des gants. Je n'y suis jamais parvenu, sachant trop combien cela pouvait aussitôt se retourner contre moi.

Il y a quelques jours, il m'avait annoncé son possible départ pour une bonne partie de la semaine et dans tous les cas son absence pour le samedi, jour du grand départ. Ce soir en ne trouvant pas sa trousse de toilette dans la salle de bains, je m'interroge. L'expérience m'ayant appris qu'avec lui il vaut mieux demander plusieurs fois pour être bien sûr, j'ai un peu tourné autour du pot.

Il est vrai que j'ai demandé au garçon que j'embrasse depuis 6 semaines de venir m'aider samedi. Il ne sera pas de trop, nous ne sommes que 4 pour 70 cartons et mes meubles. Il est vrai que à quelques heures près, cela rompt un pacte de non agression respecté depuis 3 mois. Mais je n'avais guère le choix, le concours de Ian et de JB ne m'étant assuré que depuis quelques heures.

Il me semblait plus délicat qu'il n'en sût rien. Si je suis menteur, je suis un mauvais menteur, un piètre dissimulateur. Mes yeux ne savent pas cacher grand chose. J'ai donc fait pire que le lui cacher, je le lui ai laissé deviner. Et à bout de patience devant les horreurs échangées, je le lui ai finalement crié.

Notre mode de relation, ponctué de disputes éruptives et violentes, m'a rendu profondément malheureux sans que j'arrive à le changer. J'en retire une certaine aversion pour la vie commune et une méfiance un peu gênante face à certaines choses.

J'ai des torts envers lui, plein. Je sais que je les expierai plus tard. Pour l'instant j'ai une sorte d'armure qui me permet de tenir face à la tension psychologique de la cohabitation forcée. Ce n'est pas de l'indifférence, c'est de la souffrance différée.

Ma grand mère me demandait hier pourquoi je n'avais pas laissé mes affaires deux mois de plus dans l'appart. Je n'avais pas sur quoi lui répondre, la chose n'ayant rien de rationnel. Ce soir je sais. J'ai besoin de rendre le départ réel et définitif, pour commencer le vrai deuil.

26/06/2007

26/06/07 - 23:51

Le garçon que j'embrasse

La première fois c'était tatonnant. Comme une double bise sur les joues qui aurait un peu trop approché des lèves. Il y avait le cadre aussi. Un abribus en pleine lumière. Furtif.

La deuxième fois c'était dans le 9e, un baiser qui commençait autre chose. Ce n'était pas violent mais un peu animal, comme pour rattraper la frustration de ce baiser esquissé trois jours plus tôt.

Il y en a eu plein d'autres, pas seulement sur les lèvres. Ceux dans le cou qui électrisent. Ceux sur les lobes des oreilles qui lui font fermer les yeux. Ceux sur son nez qui font comme une chatouille.

Avec le temps les baisers ont changé de nature. Ils explorent moins, ils questionnent moins. Ils commencent à dire des choses. Ils matérialisent un attachement qui s'approfondit. J'en veux plein d'autres.

25/06/2007

25/06/07 - 22:27

Fête du cinéma

Trois films. Aucun d'inoubliable. Mais trois occasions de me blottir contre monsieur ours ou pour lui de se blottir contre moi.

C'est très bien la fête du cinéma.

23/06/2007

23/06/07 - 18:24

Bonne résolution 2

Arrêter de surinterpréter, toujours dans un sens négatif, ce que me disent les gens que j'aime.

23/06/07 - 00:05

Déménagement

J'ai beau être depuis douze ans une sorte de nomade saisonnier, que les vacances voient chaque année revenir vers Montpellier, cette fois c'est bien particulier.

Pour la première fois en rangeant mes affaires, j'ignore où elles seront dans deux mois. Je soigne l'emballage et pour ça je m'y suis pris à l'avance.

Cette avance a un effet secondaire curieux. Chaque jour un peu plus je range ce dont je n'aurai plus besoin avant mon départ. Et je me rend compte que je garde sans doute des choses dont je ne me servirai peut-être plus jamais. Mes manuels de prof par exemple. Ferais-je une autre rentrée, aurais-je le poste désiré avant ? L'été sera troublé par cette attente incertaine dont j'ai accepté le principe mais dont, déjà, la réalité me pèse.

Revenons à mes cartons. C'est à la fois un inventaire forcé de tout ce que les années accumulent autour de soi et un travail de deuil. Si tel ou tel carton disparaissait, quel effet cela me ferait ?

J'ai parfois l'impression de vider la maison d'un mort. Et c'est le cas, je vide ce qui me revient dans l'héritage d'un couple défunt. Que l'on ne s'étonne pas après si cette période me rend triste et si ma facture de téléphone explose. La voix de mes amis me fait me sentir vivant. Celle d'un certain garçon rencontré voilà cinq semaines sait même me redonner de l'énergie quand je n'en ai plus.

21/06/2007

21/06/07 - 21:05

Bonne résolution 1

Arrêter d'imiter Philippe de Villiers après l'amour.

17/06/2007

17/06/07 - 20:16

Cadeaux

Mes amis m'ont offert hier de nombreux cadeaux, à commencer par leur présence.

Le mieux choisi est venu de la part de celui qui m'aime en prenant grand soin de ma liberté blessée. Une place de concert pour aller voir Air en novembre. A la fois mon groupe préféré et le prétexte de notre première conversation. Et devant tant de délicatesse à l'enveloppe bourrue, moi je fonds.

17/06/07 - 19:50

Bouquet

C'est la première fois qu'une femme m'offre un bouquet de fleurs. Je suis heureux que ce soit elle. Heureux, pleinement heureux de cette soirée d'anniversaire dont la réussite doit beaucoup à elle et à sa petite tribu.

15/06/2007

15/06/07 - 23:41

Dégel

Depuis lundi, la situation avec Monsieur Ex est devenue beaucoup plus détendue. Il me reparle, chacun se comporte de manière beaucoup plus civilisée et agréable. La boite de Nesquick à tête de mort a disparu de la circulation.

J'ai même pu faire venir Ian tout cet après midi afin de préparer la fête de demain.

Tout de suite, ça va mieux :-)

14/06/2007

14/06/07 - 19:47

Scènes de classe 6

Si je ne crois pas aux présages, je me dis tout de même parfois que les élèves doivent sentir que je ne serais plus longtemps face à eux ou à leurs semblables.

Car c'est un véritable festival auquel j'ai droit ces jours-ci, et pourtant je vous jure que je n'invente rien. Les garçons surtout doivent subir une poussée hormonale puissante en ce moment.

Morceaux choisis, du plus naïf au plus cru :

- Monsieur, c'est vrai que les filles elles font pas caca ?
- A part Catherine Deneuve, à ma connaissance non.
- C'est qui Catherine machin là ?

Moment de solitude...

Conversation qui n'était pas faite pour être entendue, ils sont en 5e :
- Sur le Coran de la Mecque tu jures ?
- Ouais, c'est des salopes ces deux filles, elles tapent des queues dans les chiottes.

Question de Brandon ce matin :
- Monsieur vous avez fait crac-crac ce matin ?
- Je vous demande pardon ?
- Avec les biscottes tout ça

Rire général, bien sûr

- Monsieur, vous trouvez pas que la prof de français elle ressemble à Clara Morgane ?

Non, je ne lui ai pas répondu que cette ressemblance était aussi frappante que son air de famille avec Rocco Siffredi, il faut savoir rester dans son rôle.

14/06/07 - 10:26

Scènes de classe 5

Comme d'habitude, je remets les copies dans l'ordre alphabétique (j'alterne parfois en faisant dans l'ordre inverse, afin que les éléves de la fin de l'alphabet ne soient pas toujours les derniers servis).

Avec ce système, j'évite l'angoisse du classement par les notes, mais l'effet de surprise est toujours aussi important.

Dernière remise de copies de l'année. J'arrive à celle d'Assita, dont les notes n'ont cessé de baisser cette année. Elle passe tous les cours à papoter et ne fait strictement rien pour les apprendre.

Je lui tends sa copie sans un mot.

- Eh ! 5 sur 20. C'est trop de la carotte votre truc.

Un temps

- J'suis sure vous avez même pas lu. D't façon vous notez au hasard alors. Putain c'est trop de la merde.

Exclusion de cours, rapport. Ca lasse quand même.

12/06/2007

12/06/07 - 22:15

Scènes de classe 4

"Cette fois ça suffit, je vous mets une heure de colle"
"J' m'en fous je la ferai pas"
"Eh bien je la doublerai"
"J' la ferai pas non plus"
"Je vois le genre. Un petit mercredi après midi au collège vous fera le plus grand bien, avec un travail d'intérêt général."
"Quoi ? Vas y ! J' vais pas ramasser les poubelles tout ça. J'suis pas un clochard !"
"C'est vraiment admirable ce respect que vous avez pour les agents qui s'occupent de l'entretien du collège"
"C'est pas la peine de faire le keum ! Je m'en fous de c'que vous dites. Elle pue de la chatte votre punition"

Là j'ai fait appeler un assistant d'éducation pour le sortir, si j'avais dû le faire moi, la baffe risquait de partir. Abominable petit con.

12/06/07 - 00:29

Qu'est ce que c'est bien d'avoir trente ans

Oui, je sais, Yves Duteil c'est ringard. Mais il a été mon Henri Dès à moi, le pendant naïf des héritiers de Brasses, l'anti-Le Forestier avec lequel Véronique Sanson fit pourtant le trait d'union. La première moitié de mes années 1980 est là.

Alors tant qu'à assumer son âge, autant assumer ses vrais goûts :

"Qu'est-ce que c'est bien d'avoir trente ans
On se moque de l'air du temps
On est encore dans la jeunesse

À cheval sur les souvenirs
On a le temps de voir venir la vieillesse

[...] On croit toujours que les tourments
Font cortège avec les printemps
Qui se posent sur nos épaules

Mais la légende a fait son temps
Moi je suis plus heureux qu'avant
Comme c'est drôle

Qu'est-ce que c'est bien d'avoir trente ans
Quand je repense à tout ce temps
Je me souviens de ma détresse

De mes premiers chagrins d'amour
Des années tendres au coeur si lourd de tristesse

J'aurais donné toute ma vie
Pour être plus vite aujourd'hui
Pour échapper à mon silence

J'ai gravi les marches du temps
Qu'est-ce que c'est bien d'avoir trente ans
Quand j'y pense

On croit toujours que tout s'éteint
Que le temps défait les chemins
Que les rues sont toujours les mêmes

Mais la légende a fait long feu
Moi mon chemin c'est un ciel bleu
Et je t'aime

Si je t'écris ces mots d'amour
C'est pour te dire que si un jour
Je t'ai fait pleurer ma tendresse

C'étaient les derniers soubresauts
De mes pleurs et de mes sanglots de jeunesse

[...] Je n'ai plus mal à mon passé
Le présent a tout effacé de mes peines

Mais j'ai toujours mon coeur d'enfant
Et pour s'aimer tout simplement
Qu'est-ce que c'est bien d'avoir trente ans."

11/06/2007

11/06/07 - 22:01

Perles, spécial dernière

Dernier paquet de copies de l'année et à certains égards, c'est un festival

- "Je ne s'ai pas"
- "Le Baillis et le sénéchaux se sont des truque"
- "Le climat se réchauffe et les récoltes son plus climatiser"
- "Les terres fertibles sont adoubantes"

11/06/07 - 21:17

Pétard

Il m'est déjà arrivé d'être taché d'encre, de ne pas pouvoir me retourner vers le tableau à cause d'une grêle de projectiles sitôt que j'avais le dos tourné, compas inclus. J'ai pris une bombe à eau dans les jambes il y a trois ans. On m'a piqué une paire de ray ban, un stylo plume, des sujets dans mon casier de salle des profs.

Mais c'est la première fois aujourd'hui qu'un pétard a explosé dans ma salle. Retour de la principale, interrompue à nouveau en pleine réunion. Mais cette fois j'ai envoyé quelqu'un la chercher. J'avais déjà obtenu de deux élèves qu'ils me demandent à être fouillés. Notamment celui au pied duquel j'ai trouvé un pétard non utilisé.

Nouvelle menace de punition collective. A nouveau inefficace.

Mais le pétardophile a récidivé en cours de maths. Cette fois, la principale est revenue avec la CPE et une assistante d'éducation. Fouille générale. Appel à la dénonciation anonyme et écrite. 3 fois le nom de celui au pied duquel j'avais trouvé le pétard inutilisé est revenu.

7 jours dehors.

11/06/07 - 01:21

Dimanche 10 juin 2007

Pas de réveil ce matin. La voix de Ben au téléphone. Il est plus de dix heures. On ne se pressera pas.

La cité du train est expédiée en un peu plus d'une heure et demie. Encore quelques gadgets. J'ai déjà vu les plus belles pièces de la collection il y a quelques années sur les Champs Elysées : voiture présidentielles, locos des temps héroïques, BB et CC du record de 1955 à 331 km/h.

La scénographie est décevante, parfois trop bruyante. Rien sur les turbotrains. L'aventure du TGV se résume à un simulateur du récent record.

Nous rentrons déjeuner. Je découvre les spatzels. Une longue promenade au bord du canal. Ben veut jusqu'au bout rester sourd à sa fatigue visible. Je veux respecter ça.

On se pose un peu puis on rejoint une dernière fois F. J'avale une pêche melba.

Je retiendrais volontiers le temps. La semaine de conseils de classe qui m'attend m'épuise d'avance. Je voudrais faire comprendre à Ben que j'ai apprécié chaque minute de ce week end. On se promet de se revoir souvent.

Du quai il m'appelle par téléphone. Je regarde ses lèvres précéder le son comme s'il était mal doublé. Je photographie le décor Lacroix que je vois pour la première fois en vrai. Puis le voyage me happe. Quelques textos échangés me montrent s'il en était besoin que notre amitié s'est approfondie ce week end.

Le train a dépassé Strasbourg depuis un bon moment. Le ciel couvert assombrit le jour un peu tôt pour la saison. Alors que le TGV s'élance à pleine vitesse, la pluie commence. Le train va si vite que c'est à l'horizontale qu'elle s'écoule sur les vitres. 320 km/h. A peine 11 de moins que la vitesse qui détruisit littéralement la voie des Landes en 1955. Et pourtant on se sent si confortable par rapport aux 300 km/h de la rudoyante ligne Atlantique. Les nuages se crèvent. J'échange des textos avec monsieur ours.

11/06/07 - 01:08

Samedi 9 juin 2007

Aujourd'hui shopping à Strasbourg. Voyage en train. Ben m'entraine dans les parfumeries. Je réplique par les librairies. Ce n'est pas une compétition, juste une alternance.

Il déploit tout son côté expansif et presque trop joyeux, celui que j'ai connu à d'autres grands blessés de la vie. Je le photographie. Ca l'agace. Toujours garder le contrôle et se tenir.

L'espèce de bouée qui déborde de mes jeans rend vaine ma recherche de tee shirt. Je me rabats sur un lot de chemises en lin. Au passage, je grapille des gadgets TGV Est pour JB et pour moi.

Je me prends à bien aimer Strasbourg. Notre repas est alsacien, la cathédrale en grès rouge et Ben bien plus fatigué qu'il ne veut me le montrer.

Nous reprenons un tram pour aller jusqu'au Parlement européen. Ben joue avec les tilleuls, dont les fleurs viennent se coller sur sa tête. Malgré sa fatigue à présent évidente, il ne veut demander grâce de rien. Je dois exagérer ma propre fatigue pour nous installer un temps sur une terrasse et boire frais. Mais le téléphone prend le relais. Il organise la soirée avec son ami F. Je n'ai pas compté le nombre de coups de fil passés à sa mère. Elle a le même prénom que la prof de français dont j'étais amoureux en sixième.

Dernières boutiques. Un vendeur de RG 512 ne le charme pas. Moi il me fait fondre. Pas de la manière dont j'aurais besoin, même si monsieur ours prétend qu'il aime bien mon bide.

Dans le joli train rénové qui nous ramène à Mulhouse, Ben dort. A-t-il conscience de figurer le sommeil d'Endymion ? Plus cru que la toile de Girodet, il est plié en trois, les fesses vers le haut, moulées dans son jean Dolce & Gabbana. Quand il se réveille, c'est pour pépier avec les connaissances qu'il retrouve dans le train ou improviser une chanson paillarde à la crudité sidérante. Qu'il parle ou qu'il chante, c'est toujours un peu plus fort qu'il ne croit. J'ai un peu honte en pensant au paisible couple de retraités derrière moi. Je voudrais croire qu'en cet instant il se laisse aller à un moment de spontannéité un peu folle. Mais j'ai plutôt l'impression qu'il s'agit d'une des écailles arlequinées de sa carapace.

Je voudrais lui dire qu'il n'en a pas besoin avec moi mais je sais que ce n'est pas si simple. Il m'a toujours un peu intimidé. Je sais qu'il peut être très dur quand il se sent attaqué. Je comprends que pour obtenir un peu de liberté réelle de sa part, il me faudra longtemps. Je me dis aussi que cette part de liberté serait ce que mon amitié pourrait offrir de mieux à ce garçon cabossé qui ne croit plus à l'amour. Une amitié où il pourrait se laisser aller, ne plus passer son temps en garde défensive.

F. nous attend à la gare, animée par un groupe folklorique. Encore quelques gadgets.

Un petit verre chez Ben.

Un restaurant qui surfe sur la mode décor lounge et caramel de vinaigre balsamique dans tous les plats. C'est un bon moment pourtant, malgré le Sauvignon sud-africain acide et parkerisé qui se marie au plus mal avec le foie gras. F. me paraît faire du bien à Ben.

On rejoint ensuite la gare où doit avoir lieu un spectacle de nuit pour l'inauguration de la LGV. Sans être grandiose, la scénographie n'est pas ridicule. Les funambules parcourent les façades poursuivis par des pinceaux rouges. Les noms des gares sont peu à peu projetés sur les façades de part et d'autre du pavillon central. C'est de ce pavillon qu'est tiré en plusieurs fois l'essentiel du feu d'artifice. Pour clore le spectacle, une chorégraphie aérienne s'y déroule, un peu longuette, le temps pour le thème principal un peu grandiloquent du film "Mission" de passer en entier.

Nous repartons, raccompagnons F. chez lui. En laissant la voiture le long d'un canal, Ben m'explique que les martres ont coutume de venir boulotter les durits.

Nous rentrons. Je le sens à bout de forces. Pourtant l'envie de bavarder est encore forte. Je m'assieds au bord de son lit où il s'est déjà lové à sa manière faunesque. Il s'endort en plein milieu d'une de mes phrases. Je le regarde dormir quelques instants avant de m'éclipser discrètement. Son visage est totalement détendu. J'espère qu'il n'a emporte dans son sommeil ni la douleur, ni le deuil, ni la peur, ni l'amertume laissée par les amitiés intéressées.

11/06/07 - 00:30

Vendredi 8 juin 2007

Ian m'a fait grand plaisir en me rejoignant à la gare de l'Est. L'ambiance y est fiévreuse. Le bruit des travaux faits en urgence continu. Tout ce qui est ouvert est neuf, mais c'est bien peu par rapport à tout ce qui reste à faire.

Nous échangeons les dernières nouvelles de notre petite galaxie. Je lui trouve bonne mine. Je découvre un peu plus tard et déçu que le fond de teint Jean-Paul Gaultier fait merveille. Comme damoiseau servant, Ian est parfait, à son habitude. Il tient à m'aider à porter mes paquets, m'empêche de lui offrir un sandwich et scanne les mecs en me signalant discrètement les plus agréables à regarder.

Et puis c'est l'heure du départ. Le Corail, l'un des derniers de la ligne, m'attend. Il est bien entendu vétuste et malodorant. On ne voit plus à travers l'une de ses vitres à cause d'une infiltration. Rien à voir avec l'élégant Téoz qui m'a conduit à Reims pour l'ag nationale il y a deux ans et demi.

Je suis entouré d'Allemands, noyé dans un flot de spuntz auquel je ne comprends rien. Dès après Troyes, j'entre dans l'inconnu. Le paysage ne m'est pas familier. L'invraisemblable gare de Culmont-Chalindrey interrompt le polar commencé vers Troyes. Un peu plus tard, c'est Belfort, où mon frère fut si malheureux. Je lui envoie par MMS une photo des quais, sans réponse.

J'arrive à Mulhouse dans une gare quasi vide, à la demie de cinq heres. Je sais que j'en ai pour une heure à attendre Ben. Je vais m'installer prêt des bateaux et j'appelle Maman. Je me dégonfle un peu de cette semaine où j'ai eu si fort envie de pleurer. Comme mon frère traverse une phase un peu délicate aussi, je sais son sommeil altéré. Je sais aussi qu'il ne servirait à rien de minimiser ou de tenter de dissimuler, elle me connait trop bien pour que ça marche.

Ses cinquante ans qui n'ont précédé mes trente que de quelques semaines ne l'ont pas vu vieillir. Elle évoque pour moi son passage à Mulhouse six ans auparavant. Je lui dit mon impression d'être en terre étrangère. Autour de moi, les gens parlent avec cet accent trainant qui met des "t" partout, celui qui rend Ben reconnaissable aux premières syllabes malgré son numéro privé.

Enfin il arrive de sa démarche dansante, entre le félin et l'oiseau de grand vent. Je n'en reviens pas de le voir si peu changé et de penser qu'il travaille ainsi, en jean moulant fashionista. Seules les chaussures noires semblent dire qu'il s'agit d'une tenue de travail.

J'avais avant ce moment comme une appréhension. Nous nous sommes si peu vus depuis quatre ans qu'on se connait. Si Monsieur Ex était jaloux de tous les garçons que je pouvais fréquenter, le sien l'était plus encore, jusqu'aux coups. Je hais cet homme sans jamais l'avoir rencontré. Qu'on puisse lever la main sur un garçon aussi absolument gentil et sincère que Benjamin me démonte. Je n'ai pas osé prendre de ses nouvelles des mois durant, craignant pour lui.

L'appréhension n'a pas duré. Son appartement me parait curieusement familier. Il ressemble à ce que je sais de lui. Quelques meubles et objets anciens dont la valeur affective surpasse la valeur tout court dans bien des cas rappellent son appartenance à un milieu plutôt aisé. L'ordre qui y règne malgré son emploi du temps écrasant. La collection de parfums d'un grand couturier qui envahit l'espace. Le reste est pratique, bien conçu. Ca a de la tenue. Ca fait plus que son âge, comme son caractère.

Ce soir ce sera soirée crêpes avec son meilleur ami dans la place. F.

07/06/2007

07/06/07 - 21:12

Joies de la vie de célibataire 1

S'épiler le dos tout seul.

Défense de rire.

07/06/07 - 19:14

J'aime beaucoup ce que vous faites

Une formule qui m'a parlé sur le blog de Schumpy (merci pour le conseil Sixte) :

"Vieillir en gentilhomme plutôt que rajeunir en catin"

Je transmettrai à mon invraisemblable collègue harceleur.

07/06/07 - 18:51

Passage à vide

Gros coup de mou cette semaine, sans raison unique. Beaucoup de temps passé à des taches matérielles peu gratifiantes.

Au travail, la même impression de panique à bord dans les deux bahuts. Difficile de rester motiver quand les élèves comptent les heures qui restent et sont déterminés à tout faire pour ne pas avancer. Seule la formation à la sécurité routière peut les garder à peu près calmes une dizaine de minutes, guère plus.

Est-ce le temps lourd, je manque d'énergie pour les soulever. Je me laisse par moments aller aux bavardages. Je n'arrive pas à faire la guerre aux tire-au-flanc. Quand il manque deux livres, je sais faire, mais quand il n'y en a que 3 pour toute une classe, j'ai tendance à baisser les bras dans une période pareille.

Il y a un contrecoup postélectoral aussi. La France s'installe doucement dans autre chose et ce en quoi je crois n'est défendu que de manière bien médiocre.

Alors plutôt que de dire des bêtises ou d'être blessant avec les gens que j'apprécie, je m'efforce de me taire. Je n'y arrive pas toujours, mais c'est mieux lorsque c'est le cas.

J'espère que mon week end en Alsace va me remettre sur le droit chemin. Ce soir je voulais pleurer sur une épaule amie. Indisponible.

03/06/2007

03/06/07 - 17:42

Canonisation

Aujourd'hui Mère Marie Eugénie est devenue une sainte de l'Eglise catholique, apostolique, etc... Il fallait que cela fut dit.

C'est ma copine Marie qui doit être contente. D'ailleurs elle m'a envoyé une carte de son ordre faite pour l'occasion.

J'ai une copine religieuse octogénaire. Oui, je sais, c'est pas raccord. Si elle sait ? Plein de choses.

Déjà parce qu'elle a un âge lui-aussi canonique. Combien exactement ? Je ne sais pas. On m'a appris qu'on ne demandait pas son âge à une dame. Et Marie a beau être une soeur, c'est une grande dame. A un âge canonique, on sait plein de choses c'est bien connu. Quand en plus on a été professeur de lettres et directrice d'un établissement d'enseignement, on sait normalement plein de choses. Quand quelque part entre 80 et 100 ans on continue tous les jours à aller voir les élèves en difficulté pour faire du soutien, ça s'appelle avoir une vocation. Celle-là je la comprends et on en parle. L'autre, celle qui la lie à son Epoux, comme elle dit parfois avec son oeil pétillant d'éternelle petite fille, ça m'échappe un peu.

Conversation quelque part autour de 1995 :
- Allo Marie ?
- Oui (j'entends son sourire au téléphone)
- C'est [...] Je voudrais vous voir. Vous faites quoi cet après midi ?
- Il y a la messe à 17h. Je peux avant. Après il y a un temps de partage, je veux être avec mes soeurs.
- Je ne peux venir qu'à 15h, ça va faire court avec tout ce que j'ai à vous raconter. Vous pourriez-pas sécher pour une fois ?
- Mais je n'ai pas envie de "sécher" comme tu dis. Tu "sèches" tes rendez vous d'amour toi ?
- Euh... non. Ca s'appelle un lapin et c'est assez mal vu.
- Eh bien moi c'est pareil.

Quand je lui ai écrit (parce qu'on s'écrit plus souvent qu'on ne se voit, avec la distance) que j'étais homo, la réponse a été brève "Peu importe la manière dont Dieu t'appelle à l'amour. Il t'appelle, toi comme les autres. Alors aime, mais aime vraiment. C'est un mot qu'il ne faut pas abîmer." J'ai beau être devenu malgré ses efforts un incroyant total, notre complicité n'a jamais cessé.

Et si lorsque dans ma vie je me suis retrouvé totalement perdu, le coeur en morceaux et l'envie que ça s'arrête ; si alors je me suis relevé et si j'ai choisi d'enseigner et plus tard de devenir chef d'établissement, c'est sans doute à cause d'elle.

Je devais avoir onze ou douze ans. Encore un petit garçon frêle et solitaire. La récréation me voyait me réfugier parmi les livres. Il y avait là une vieille femme aux yeux fragiles, penchée sur des journeaux qu'elle découpait sans bruit. Habillée sobrement, avec juste une grosse croix en métal gris sur le chandail. Et sur la tête une mousse légère et neigeuse de cheveux peignés. Je ne savais pas qu'il existait des religieuses en civil. Celles de mon enfance portaient le voile, toutes.

Il y avait une messe obligatoire à l'aumonerie ce jour là, et j'étais décidé à y couper. Je le disais d'ailleurs aux filles Jacadi et Sergent Major venues me chercher dans le recoin du CDI où il y avait les livres sur les transports. Je n'y suis pas allé, mais je me suis approché de celle qui lisait la presse. Elle m'a expliqué qu'elle faisait des dossiers avec des thèmes et qu'on pouvait les consulter pour des recherches. Il y a des choses qui ne changent jamais et j'ai toujours été un poseur infatigable de questions. J'ai donc commencé à l'interroger. J'ai compris qu'elle était religieuse, puis qu'elle avait entendu ma conversation avec Jacadi et Sergent Major. Elle n'a rien dit pour la messe, on a parlé, simplement. Une conversation qui continue encore, sur un rythme plus lent.

Je lui ai demandé des années plus tard pourquoi elle ne m'avait pas envoyé avec les autres ce jour là. Et elle m'a répondu quelque chose comme "tu n'étais même pas prêt à te laisser persuader d'y aller, et je t'aurais forcé ? ". Nous avons longuement parlé depuis de ce qui est à la base de la relation pédagogique pour elle. D'abord donner envie, établir une relation de confiance, et après seulement entrainer vers un objectif avec le travail comme moyen pas comme fin en soi.

02/06/2007

02/06/07 - 14:19

Communication 2

Le pot de poudre chocolatée arborait jusqu'ici un crane en noir et blanc.

Bien en évidence ce matin sur le four micro-ondes, la version colorisée.

02/06/07 - 14:15

Communication 1

Trouvé ce matin collé sur la porte en rentrant d'une nuit où justement je ne suis pas rentré.

02/06/07 - 11:30

Théâtre, le retour

Deux soirs d'affilée, je suis allé assister aux présentations de travaux des élèves de mon ancien bahut. J'avais donné le meilleur de moi-même dans la création de la classe théâtre et je voulais savoir ce que cela devenait, revoir les mômes et les collègues.

J'ai bien fait de ne pas y retourner trop souvent, la différence m'aurait semblé trop crue. J'ai revu avec beaucoup de plaisir la plupart des anciens de la classe théâtre. Le deuxième soir, le garçon que j'embrasse désormais plusieurs fois par semaine était avec moi, découvrant un nouveau compartiment après avoir fait la connaissance de plusieurs de mes amis mercredi.

J'ai éprouvé un grand plaisir à voir les progrès faits en un an dans le jeu. J'ai à peine reconnu l'une des élèves, une gamine venue d'Afrique, orpheline récente d'un père massacré dans une guerre civile. Elle était arrivée sans avoir les bases nécessaires pour suivre. Ma chef et moi avions bataillé pour l'envoyer dans une structure spécialisée pour l'accueil des non francophones. Elle en est revenue en septembre et jeudi soir jouait un valet de Molière avec une diction claire et un jeu plein d'humour. Les collègues qui l'ont eu en classe la trouvent méconnaissable, pour le mieux, bien sûr.

A regarder les sketches, les morceaux d'improvisations, les danses, ou les scènes jouées, parfois modernisées, j'étais profondément ému. Le second soir, j'avais même le trac pour la petite troupe qui attendait dans la coulisse, à la fois surexcitée et tenaillée par le trac.

Emu devant les timidités vaincues, les textes difficiles dont chaque mot avait été compris, les vrais costumes et les chorégraphies rendues souples par les répétitions. Emu en sortant devant ces silhouettes grandies, montées sur ressort et bavardes qui m'ont entouré avec de grands sourires. "Vous revenez à la rentrée ?". Non, je ne reviens pas, mais le bonheur que j'ai eu à les retrouver me rappelle tout le plaisir que j'ai eu à faire ce métier, que je n'exerce peut-être plus que pour quelques semaines.

La rentrée prochaine est un mystère, réponse dans le courant de l'été.

 

Perles, les nouveautés 2007-2008 :

- La baie du Mont Saint-Michel en est toute retournée :
"Rouen est la capitale historique est la Bretagne".
- Jusqu'où ira-t-elle ? :
"Rouen vien de la mer du nord par la manche."
- Fantasme claustral ?
"C'est sous le nom de cloitre que sont davantage connus les danois dont parle le texte"
- Jeu de loi :
"Les premiers resultats de cette loi on peut dire que la loi est en progression depuis la loi."
- Le rapport avec la question ? :
"Quel était l'objet de la loi du 6 juin 2000 ? Ce sont l'argent que gagne les femmes par rapport à l'homme."
- Publicité sexiste :
"il sont montré des femmes attentatoires à leur dignité, des femmes avec des rôles respectifs même !" - "Les femmes sont de jolies être et cela attire la délégation aux droits de la femme".
- Ca explique des choses :
"Un immigré c'est une personne qui vie en Europe sans ses papiers"
- Une seule personne peut parfois en faire beaucoup :
"L'almagne nazi a pour alliés : italie, roumanie, mongale" "Les nazis ont beaucoup plus d'allié d'adversaire"
- Désorientant :
"Les nazis occupent le norest et le noroueste"
- Le doute profite à l'accusé ?
"Aux Assises, il faut qu'il y en est 8 qui votent la culpabilité pour que l'accusé ne soit pas condamné."
- Exactions collatérales ?
"En 1942, la guerre a pris une tournante".
- Philippe Hitler ou Adolf Pétain ? :
"Laval Ribbentrop propose de donner des hommes français pour remplacer les hommes allemands"
- Vol nuptial un peu spécial :
"Le Royaume Uni subit des attaques nuptial dans les villes (bombardements)"
- Et la guerre de majorité alors ?
"Dans les tranchées se passe la guerre d'opposition"
- Agité du bocage :
"Lorsqu'un pays est en bocage, il est interdit aux entreprises étrangères de s'installer sur son territoire"
- Pierre, tu es pierre :
"Les chrétiens pries ces genre de peintures qui s'appelle le calcaire"
- Ca a l'air compliqué :
"Les personnes qui sont arrêtées mais qui ne sont pas exécutées sont surmant de faire partie soviétique (Staline)"
- Climat patissier ? :
"Le climat déssertique ai tré sablé"
- Spagnolo ?
"Charle Quinze a dit "Je règne sur un empire sur lequel le solel ne se couche jamais" parcque aucuns terrains ne lui son conquito"
- C'est limite :
"Les limites du pouvoir d'un roi absolu c'est limité"
- Le crime paie enfin
"Ravaillac succède normalement au roi à sa mort".
- Bio pouvoir :
"Le commerce Atlantique avec des esclaves s'appel le commerce équitable".
- Evident : :
"Le successeur du roi le succéde"
- No limit :
"Les limites du roi absolu sont illimitées"
- Parfois un sentiment d'inutilité absolu m'envahit :
"Staline est un politicien de l'extrême droite du front populaire."
- Chrono logique ? :
"Les forces politiques jusqu'en 1930 ne sont pas victime de la crise politique des années 1930."
- Ca prend de ces proportions :
"C'est les femmes sont la proportion de la population qui vivait en ville à l'époque moderne."

HISTOIRE

Retour aux sources :

« L’Euphrate précède l’écriture »
« A l’origine seul le judaïsme était la religion officielle du monde. Peu à peu il y a eu une séparation des juifs en 4 groupes : les Zélotes, les Essoniens… »
« Au premier siècle après Jésus, le christianisme donne naissance à Jérusalem »
« Le judaïsme est une religion née vers l’an I »
« Le judaïsme est né à Judée et a été fondé sur la resusition du rabbi de Nazareth »

Lapin, lapin entre et viens…

« En l’an 30 un Rabbit nommé Jésus de Nazareth créa le judaïsme »

Doux Jésus

« Noël 800 : naissance de Jésus Christ »
« D’après la Bible, YHWH aurait promis à Jésus la terre de Canaan et une descendance aussi nombreuse que les étoiles. Quelques siècle plus tard, cette descendance aurait été réduite en esclavage en XII par le Pharaon puis libérée par Jésus qui entraine son peuple dans l’exode. Le « peuple » élu aurait alors reçu de Dieu des lois, dont l’essentiel est résumé dans les dix années. »

Archiprêtre insulaire :

« Archipel : histoire des pèlerinages et des églises »

Régime carencé :

« Nomade : qui mange à la fois de la viande et des végétaux »
« Un nomade a 4 pates et un sédentaire et sur 2 pates ».

L’Egypte (aucun contributeur du regretté journal Pilote n’a osé aller aussi loin) :

« Les Egyptiens étaient prothéistes. »
« Papirus est un écrivin de l’ancien empire. »
« Le Nil sert pour stocker les pierres des pyramides et pour après trailler. ». Mais aussi : « Le Nil sert à transporter les carrières de pierres en barque. ». Mais encore : « Le Nil sert à ne pas être interrompue quand ils transporte les pierres. ». Plus curieux : « L’Egypte est traversée par un grand fleuve : le Tillon »
« Une pyramide sert à se protéger s’il y a la guerre. ». Et en même temps : « Les pyramides, ça sert a pouvoir metre des yéroglifes. »
« L’auteur de ce texte est Papyrus. Hérode a fait travailler les Egyptiens pendan 3 mois pour construire la grande pyramide. » - « Hérodote obligé les Egyptiens à travailler pour lui. »
« Le pschent est comme une couronne que mettent les dieux sur leur tête, c’est comme une bouteille sur une couronne, qui empêchent les mouches ou les insectes de venir vers eux. C’est une couronne pour toute l’Egypte. »

Descente aux enfers ? :

« Les Grecs dessandent des Athéniens et des Hébreux. »
« Le régime politique athénien c’est les jeux olympiques. »
« Dans les théâtres, il y a des hôtels. »
« La mytologie est un alphabet grec. »
« Les dieux grecs n’ont pas créé le monde, c’est Jésus qui l’a créé. »

Heureusement que ce n’est qu’une bourde… :

« Au IIème siècle, les chrétiens en pleine expanssions qui ne cesse de s’accroître met fin au judaisme »
« Elle ne doit plus sécher les cours pour des pratiques religieuses car ça peut nuire à son intelligence. »

Pas Franc du collier :

« Clovis se fait baptisé par Rémi pour retirer ses colliers et les brulé »
« Le roi qui s’est fait baptiser en 496 est Rémi Clovis »
« Le maire du palais qui a vaincu à Poitiers est Mr Lebref ».

Enfermez-les ! :

« Ils ont coupé les cheveux de Childéric III pour les enfermer dans un monastère ».

Atahualpa, c’est Byzance !

« C’est l’empereur de l’Amérique du Sud que l’on appelle en grec le Basileus.. »

Ca va mieux en le disant :

« Le christianisme prend une place importante dans la vie des chrétiens. »
Combien de divisions ? : « Les chrétiens sont divisés en deux, l’empire de Byzance contrôlés par le Basileus et le monde musulman gouvernés par des califes. » « Le Basileus (le pape) est l’héritier de l’empereur »
Missi impossibles :

« Les missi dominici sont un groupe de femmes. » (En marge : ne sont-ce pas plutôt les Spice Girls ?). « Les missi dominici sont des moines qui copient les livres. » Ou encore : « Les missi dominici sont des vikings. Leur mission est d’attaquer les villes. ». Variante : « Les missi dominici sont là pour veiller sur le royaume et qui travaille et c’est les vikings qui les nommes. »

Voltaire, impresario lyrique ? :

« Dans son œuvre, Voltaire s’est occupée de la faire Callase »

Révolution :

« L’Assemblée nationale a aboli les privilèges en 1789 car il ne doive pas franchir les peuples de la monarchie. »
« En 1789, Louis XVI réunit les conseils généraux. »
« Le 20 juin 1789, c’est le serrement du Jeu de Paume car les députés ne veulent pas être séparés »

L’an pire… :

« La Suisse s’oppose à Napoléon. A son retour en France, il ne possède plus l’Espagne ni le Sud de la France. Il se marie ensuite à la fille du roi d’Autriche, Anne d’Autriche, après que les suisses es refusé que Napoléon demande la main de la fille du roi de Suisse. »

Horresco références :

« Comme dans le célèbre Toast de Goëthe ».

L’Europe :

« En 1957, Robert Schuman propose un projet qui s’appele la CEA (Communauté Européens Aciers) c’est colaborateur sont Jean Monnet et Mitterrant »

Si l’homme descend du singe…

« Le roman est l’ancêtre de Charles Le Chauve ». Autre version : « La langue romane est l’ancêtre de Clovis »

L’origine controversée des croisades :

« Le pape à l’origine des croisades est Jean-Paul II »

On ne sait plus à quel saint se vouer :

« Un saint célèbre de la même période est la démographie. »
« Saint Louis est le modèle du saint esprit. ».
« Le royaume qui va aider saint Louis est saint Esprit ».
« Le clergé séculier vit dans l’Eglise de style roman »

Des traditions qui gagnent à être connues :

« C’est les gredien en Italie que tout les garçons qui sont au mariage giffle le marié. »
« La fête religieuse de Pessah est l’équivalent de l’Islam pour les autres. »

Moderne Europe L’, enfin j’me comprends :

« Le principe qui détermine l’Europe moderne de la religion est cinq empires coloniaux »
« Luhter est un exemple de monarque absolu »
« L’Edit de Nantes permet de partager le monde avec l’Europe par le pape »
« Henri IV a bien connu Lady de Nantes» ou bien « Henri IV s'est marié avec Edith de Nantes.»


J’accuse… le coup :

« Emile Zola était institutrice en Savoie. Elle a longtemps proclamée l’innocence de Dreyfus dans cette affaire mais elle c’est faîte arrêtée. »

Encore la part d'ombre :

« En 1983 Mitterrand subit l’inflammation »

GEOGRAPHIE

Ils ne trouveraient pas de l’eau à la mer :

Selon les copies, la Mer noire reçoit des appellations curieuses et controversées. Les uns tiennent qu’elle a nom « Turquie » ou « Bulgarie ». Quelques audacieux croient qu’il s’agit de « la Pologue »

Encore des pyramides :
« Cette pyramide des âges est en forme de feuille de chèvre. »
« Une classe d’âge est une pyramide qui où il ya des nombres et ces nombres sont des ages, ils servent à dire jusqu’à où ils peuvent vivre ou vécu ces habitants. »

Histoire de Toto(logie) :

« Une classe d’âge est une classe d’âge »

Cette herbe-ci se fumerait-elle ?

« La banquise est une algue qu’on trouve en Méditerranée »

Etat seconde :

« Un exemple de grand équipement réalisé dans une région transfrontalière c’est la Suisse »

Prendre des îles pour des réalités :

« L’Espagne est pénalisée par sa nature insulaire. »

Ménagez-moi !

« Les deux exemples connu d’aménagement du territoire : le stade de foot à Saint Denis et le parc Astérix ».

EDUCATION CIVIQUE

Dura lex :
A propos des ZEP, une bourde plus philosophique qu’elle n’en a l’air : « La loi corrige les inégalité avec des batiments neufs. »

Le fautif a plaidé coupable d’inattention :
« Les deux symboles de la justice sont le drapeau américain »
« Les deux symboles de la justice sont l’homme avec une hache qui représente la mort. »

Vocabulaire juridique choisi :

« La libération sous quotient » - « La justice pénale, qui juge le corde de la route »
Le massage a du mal à passer ?

«La responsable a été condamnée pour avoir relaxé son patron»

Privée de pince à épiler ?

Elle a été condamnée à 15 jours de prison avec sourcil

Prose ? Elitisme ? :

« Prosélitisme vient du mot posélitisme avec un « r » ajouté pour faire prosélitisme. »